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Mis à jour le: 14. March 2025
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Photo jonchy jonchy dans le forum: Cuisine anticancer

Merci pour l’info technique, le pb ne se produit pas avec I E effectivement.   J’en … +++



Photo ALAIN ALAIN dans le forum: Pendant les traitements

Francois a écrit: crabedesseychelles a écrit: crabedesseychelles a écrit: … +++



Photo maryna maryna dans le forum: Dans la presse

Oui mcm nous avions demandé,  un  délai de deux ans et demi entre deux mammos … +++



 

Francois Paris  

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19 Novembre 2008 à 18:48  
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Fidèle

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Remarqué

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Son profil



 

Bonjour,

Journaliste santé depuis six ans, j’ai collaboré à plusieurs rédactions de mensuels et de périodiques traitant de la santé. En six ans, j’ai rencontré bon nombre de professeurs, de médecins, de docteurs es-science, de pharmaciens, de kinés, de nutritionnistes, de psys, d’infirmières, bref, tout ce que les professions de santé comptent comme activités. Au cours de colloques et de conférences, j’ai pu établir et garder des contacts avec des chercheurs et professeurs de médecine étrangers de talent. Ce qui me permet aujourd’hui de regarder la médecine et la santé avec des prismes différents et des angles qui ne sont pas que franco-français.

Par ailleurs, en raison de mes activités au sein de rédactions plus « alternatives », j’ai pu faire le tour de l’éventail de la médecine complémentaire ou dite alternative. Homéopathes, acupuncteurs, phytothérapeutes ou praticiens de Shiatsu pour les plus sérieux ( si, si, pas de doute..) et les plus « soft », en passant par les « thérapies énergétiques » telles le reiki, la lithothérapie, ou les démarches psychologisantes : hypnose, sophrologie, gestalt, PNL ou bien encore par les techniques liées au mouvement, yoga, tai chi, gi gong, feldenkrais, aïkido, karaté-do. J’ai pu également prendre connaissance de l’essentiel de ce qui se vend comme compléments alimentaires en France et en Europe, avec pour certains compléments un intérêt avéré et reconnu pour la santé et pour d’autres des allégations santé complètement ébouriffantes.

Les considérations sur le « business » de la santé sont aussi une très bonne grille de lecture pour comprendre ce qui se passe vraiment dans le monde de la santé. Bien sûr, j’ai croisé quelques exemples de ce que le milieu de la santé compte d’hommes brillants et d’immense valeur, de charlatans, d’arrivistes et d’affairistes, d’illuminés bienveillants, de dangereux charismatiques, de savants méconnus, de désabusés et de grandes âmes.

Maintenant, je ne saurais dire avec certitude dans laquelle des deux cases ranger systématiquement ces différents profils. La case médecine avec blouse blanche, diplômes d’Etat, publications dans des revues et cabinet en centre ville et la case « je ne saurais pas toujours bien expliquer ce que je fais mais ça marche vraiment » comptent, je crois, chacune à part égale, leur lot d’hommes et de femmes indispensables et de personnes en face desquelles…. il vaut mieux ne pas s’attarder.

Dans mon blog, je vais essayer de retranscrire ce que j’ai pu voir, entendre et croiser de plus saisissant mais qui est resté "off". C’est l’un des avantages de la profession de journaliste que d’être à la source d’informations qui ne sont pourtant pas toujours publiées.

 

 


La seule expérience du cancer que j’ai est celle de témoin.

Professionnellement évidemment mais aussi personnellement et c’est celle-là qui me marquera à vie.

En voici une courte version.

Comme dans beaucoup de communes de France, la mairie avait organisé des jumelages avec plusieurs petites communes de pays d’Europe : Italie, Allemagne, Espagne…

Ayant pris Allemand première langue au collège, je me suis naturellement inscrit au jumelage avec l’Allemagne. J’avais quatorze ans. Au premier séjour, je me suis retrouvé dans une famille très accueillante mais mon correspondant était une correspondante.. ce qui n’était pas déplaisant en soi mais à cette époque, je préférais voir mes copains et rester « entre mecs ». Français et Allemands nous retrouvions tous les soir sur la place du village, qui était près de Wiesbaden, pour échanger sur les activités de la journée, boire de la bière (évidemment, c’est l’Allemagne..) et sympathiser. Dès les premiers temps, j’ai établis de bonnes relations avec un jeune Allemand qui se dégageait du lot par sa maîtrise excellente du français et sa capacité à avaler des litres de bières.

Les affinités électives sont mystérieuses. Une amitié s’est rapidement installée, même si je ne pouvais rivaliser quant aux litres de bière. Le palais et les habitudes françaises s’y opposant viscéralement.

Nos relations se sont étayées au fil des visites. Deux fois par an, il venait en France et deux fois par an, j’allais en Allemagne. Notre amitié est devenue très solide. Nous avions une correspondance épistolaire importante, puis par mail, et nous avons surtout partagé de furieuses rigolades. Son sens de l’humour très développé et sa maîtrise de la langue rendaient nos conversations très vivantes et heureuses. Cela a duré quinze ans. Une amitié a vu naître une fraternité.

Ca a commencé par un texto

Un jour au travail, je reçois un texto de lui : « j’ai vu mon médecin, j’ai un cancer ». Le sol s’est mis à trembler sous mes pieds. Quelques temps auparavant, il s’était plaint de troubles digestifs. Mais rien d’affolant quand on a une consommation de bière Pantagruélique.  Je l’ai appelé immédiatement. Les analyses n’avaient pas poussé encore loin, on ne savait pas exactement l’ampleur, juste la localisation, le pancréas. Il avait un passé de diabétique, le pancréas était donc déjà affaibli, le cancer s’y est installé.  Détail sordide qui m’avait choqué et qui relève des mauvais guides touristiques dans lesquels on vous explique que les pays étrangers sont pleins d’habitudes typiques mais qu’il ne faut pas se formaliser, « c’est normal pour les gens du pays, ils vivent comme ça ». Il avait demandé à son médecin s’il pouvait continuer à boire de la bière, son médecin avait dit : oui. Typique allemand pourrait-on en conclure, effaré. Diabète plus un cancer du pancréas..mais la bière c’est bon, on peut en boire…La médecine a ses raisons que le sens ordinaire ignore.

Je suis parti dans les dix jours le voir. Catastrophé, évidemment, surtout suite à la prise d’informations sur ce cancer auprès des médecins avec lesquels je travaillais. C’est l’un des cancers les plus dur et rapide, « six mois » m’avait-on dit.

Première visite

Son état général est bon. Il n’y a pas de métastases. Il est en état de choc mais a une farouche volonté de s’en sortir. Il sait qu’il existe un faible pourcentage de chances pour que tout se passe bien, à cinq ans. Même si c’est de l’ordre de dix pourcent de chances, il en est, c’est sûr. La visite se passe entre encouragements, silences angoissés et projets d’avenir. L’année prochaine, on ira faire un grand concert de rock en Allemagne, il connaît quelqu’un qui peut avoir de très bonnes places gratuites. Ok, on fera ça.

Deuxième visite

Deux mois après, la situation est encore incertaine. Il est hospitalisé dans un grand centre anticancer de Heidelberg qui possède l’une des plus vieille et plus prestigieuse université d’Allemagne. Le centre anticancer est un centre de pointe dans la prise en charge et les traitements. Tout le monde a confiance. Il vient d’être opéré. La chirurgie a réussit à retirer la tumeur. Toujours pas de métastases. Nous marchons dans les couloirs de l’hôpital, sortons dans le parc arboré et ensoleillé. Il a perdu du poids, mais ce n’est pas un mal. Sa passion pour la boisson nationale avait laissé des traces sur sa corpulence. Pour un mètre soixante-cinq, il devait peser 90kg… la bière ne pardonne pas. Maintenant, sa silhouette est normale pour sa taille. L’esprit est vif et le moral est bon, les analyses laissent penser que ça peut passer, que la fenêtre des dix pourcent de survie est à porté.

Troisième visite

C’est grave. En trois mois, son état s’est brutalement détérioré. Les métastases se sont installées dans d’autres organes. Il est très affaibli. Je me souviens encore de l’impression que j’ai eu en poussant la porte de sa chambre : je ne l’ai pas reconnu. Il était tellement amaigri, presque décharné, les joues creusées, les tempes enfoncées, les membres fébriles, les muscles absents. Bien sûr, il m’avait tenu informé de son état, je le savais, mais, je n’ai pas reconnu mon ami, mon ami depuis quinze ans. La maladie avait imprimé sa forme avilissante sur son corps.

Les doses de morphine, qu’il prenait en auto-médication pour contenir la douleur qui ne le lâchait plus, le faisaient parfois s’endormir au milieu de la conversation. Cela durait quelques minutes puis il revenait à lui et s’excusait de son absence. La maladie prive de tout mais pas de la conscience de son état.

Le ventre et les jambes étaient œdémateux, les liquides ne circulaient plus bien dans les parties basses du corps et stagnaient dans les tissus. La mobilité était très pénible.

Je suis resté plusieurs jours. Ses parents, chez qui il était pour de meilleurs soins, me disaient que j’étais le seul qu’il voulait bien voir. Les autres lui  rappelaient trop la vie qu’il était en train de perdre. Moi, j’étais pour lui ce qu’il était aussi pour moi, des moments de bonheur, des sorties, des cuites, quelques filles, des fous rires et des voyages. J’étais ses souvenirs heureux.
C’est donc ce que j’ai partagé avec lui du mieux que j’ai pu, nos souvenirs heureux. Nous avons même pu rire encore tous les deux. J’ai été heureux d’être une dernière fois son complice et de l’avoir aidé à voler ces instants de bonheur à sa maladie.

Entre ses douleurs, ses absences, sa fatigue, nos souvenirs , il y avait des moments, où, main dans la main, ses yeux apeurés dans les miens humides, il me disait : « je ne veux pas mourir ».

Je sais mon ami, je sais.

Quatrième visite

Sans lui, par un bel automne en Allemagne. On l’a enterré  trois semaines après ma dernière visite, la maladie l’a emporté en sept mois. Il avait 32 ans.

Je garde le souvenir des violences qu’inflige cette maladie à des corps qui ne peuvent se défendre. J’aurais tant aimé en savoir plus sur cette maladie, lui donner des conseils fait de curcuma et de choses apprises depuis… Je garde le souvenir impérissable de son amitié et de sa joie de vivre. Il est parti avec ces souvenirs aussi. Seul trésor qu’il a emporté et que sa maladie n’a jamais pu dégrader et emmener avec elle.










 

 

 


A trente ans, compte tenu des statistiques de survenu du cancer, notamment celui de la prostate pour les hommes, je me dis qu’à 60 ans j’aurais une chance sur trois et à 70 ans j’aurais une chance sur deux de l’avoir donc je prends des habitudes dès maintenant.

Le double Prix Nobel à 2G/jour de Vitamine C

Même si ça ne fait pas l’unanimité dans le monde médical, je prends des compléments alimentaires divers. Notamment des antioxydants ( recommandé par le Pr Joyeux et le Pr Montagnier par exemple) . Je fais comme le double prix Nobel, Linus Pauling, je prends de la vitamine C à raison d’un à deux grammes par jour.

Ce n’est pas énorme, j’ai rencontré une médecin Canadienne qui en prenait six grammes par jour depuis 10 ans. Pauling en prenait deux grammes par jour, ça ne l’a pas empêché d’avoir un cancer, mais il l’a eu à un âge qui lui semblait raisonnable pour un cancer de la prostate.

La controverse existe sur l’utilité de cette prise, j’attends que celui qui émet un avis contraire obtienne son Prix Nobel pour ses travaux ensuite je réviserai ma position.

Les Alkylglycérols, pas n’importe lesquels, j’en reparlerai

Par ailleurs, je me complémente, en cure, en Alkylglycérols (AKG). Je ferai un post sur mon blog sur les publications scientifiques faites sur des produits précis à base d’AKG . C’est très intéressant pour le système immunitaire et la cancéro. Mais alors, on trouve de tout et n’importe quoi avec l’étiquette AKG.

Omega 3 et arts martiaux

Enfin, outre une alimentation la plus riche possible en oméga 3, je pratique les arts martiaux très régulièrement depuis des années. Les comptes rendus d’incidence de ces activités sont tous bénéfiques sur la diminution des risques de divers pathologies, dont le cancer.

Maintenant, je sais bien que cela n’est peut-être rien au regard des statistiques, des gènes, des pollutions et que dans dix ans, quoi que je fasse, cela arrivera.

Mais il y a aussi une part de foi. Alors, Je continue.