février 2006, frottis très bien réalisé : aucun problème. en mai- juin, j’ai des soucis avec la pilulle, je suis fatiguée. On change pour une micro-pilulle avec ma gynéco. En juillet, je commence à avoir des hémorragies inquiétantes, gênantes et très fatigantes. Ma gynéco ne me croit pas (!) mais veut bien me faire faire une échographie. A l’échographie, la paroi utérine semble anomale, rien de plus, on voit des fibromes, petits, peu nombreux mais placés au fond de l’utérus. Verdict de la gynéco : il va falloir enlever l’utérus, hystérectomie. Le chirurgien est ok pour une hystérectomie par voir basse. J’entre donc en novembre 2006 en clinique pour cette opération plutot banale mais dévalorisante pour une femme. Sortie de l’anesthésie, je ne ressens rien, c’est normal finalement on ne m’a pas opérée. Pourquoi ? Le chirurgien vient dans ma chambre et me dit tout net que la paroi utérine est anormale et que c’est sans doute un cancer. Le lendemain, en sortant de la clinique, il m’annonce le protocole : radiothérapie, chimiothérapie, curithérapie et intervention "importante". 6 mois de traitement lourd. Rv pris 3 jours après avec l’oncologue de son "réseau" d’accointance : il y en a plusieurs dans ma ville (Nantes) et ces réseaux fonctionnent par affinités-cooptation de médecins qui se réunissent régulièrement et se font confiance. Au vu du résultat des analyses, il faut faire vite : l’oncologue rejette les rv pris pour scanner et IRM trop lointoins : j’aurais ces examens 15 jrs plus tard… Donc scanner, OK le cancer est limité aus organes génitaux. IRM : le médecin qui me reçoit pour m’expliquer les résultats ne sait pas comment m’annoncer mon cancer : je lui dis que j’ai un cancer et que j’ai un protocole. Je sens un "ouf" de son côté. A la mi-décembre 2006, j’ai donc une tumeur invasive de 5 cm minimum de diamètre (moitié de l’utérus) et qui descend vers le vagin. Le stade de mon cancer est de niveau II-B. Je commence le traitement de radiothérapie (1 mn tous les jours ) et de chimiothérapie (cysplatine) en même temps. Diarrhées avec les rayons, nausées avec la chimio. Avec la période de Noel et l’urgence, on n’a pas le temps de me poser un cathéther : je le regretterai pendant tout mon traiement. A la fin de cete période, on attend 15 j, puis curiethérapie en février. Pas beaucoup de renseignements la-dessus, j’appelle le secréatrait du centre anti-cancer qui m’explique. Je suis isolée dans une chambre pour recevoir des rayons en permance pendant a peu près 24 heures. Pas de visite. Ne pas bouger. Très pénible. La pose de la sonde (rayons faibles mais très précisément diffusés au niveau de l’utérus) se fait sous anesthésie générale car j’ai toujours l’utérus….mais on me l’enlèvera sans anesthésie…Aîe ! ("cest comme un accouchement, vous avez des enfants" -"ben oui…mais par césarienne " rires). attente encore 15jrs 3 semaines puis le feu d’artifice final : la grosse opération. Hystérectomie totale et prélèvement de 32 ganglions le long de l’aorte. J’entre en début d’après-midi dans le bloc opératoire, l’équipe m’observe, je suis sereine (un peu "shootée" par des calmnats) : je vais être le gros truc de la journée (de la semaine ?). J’en sort 5 heures plus tard. C’est le soir, j’ai mal partout, j’ai une pompe à morphine et je resterai toute la nuit en salle de réveil (réveillée tous les 1/4 h par des appreils de surveillance (tension, cardio….). Je suis réveillée parce qu’on veut me faire une intubation : je rejette catégoriquement, je ne supporte pas. on me dit de ne pas tousser et de me tenir le ventre. OK, on fait comme ça. Le chirurgien passe : je vais avoir mal aux côtes c’est normal parce qu’il a dû les écarter pour pouvoir accéder à certains ganglions (!!!). Toujours OK (quoi dire d’autre ?). Retour dans ma chambre de clinique : pas boire pendant plus de 48 h encore. Dur, tout le monde me téléphone, je ne peux pas parler… Le retour à la nourriture normale est un long apprentissage qui durera 10 jours. Entretemps, on me remet des "vitamines", je suis transfusée. Chaque geste est difficile, je demande des explications: le chirurgien m’explique : on a du enlever tous les organes de la cavité ventrale pour atteindre les ganglions sans risquer de toucher un organe sain, et faire les vérifs nécessaires, avant de tout remettre. Il faut attendre que tout se rette en place… J’ai l’impression d’être un ballon de baudruche. Opérée le 13 mars, je reprends fin mai à mi-temps thérapeutique mon travail (de bureau, pas fatigant en soi), mais j’ai encore mal. Pour reprendre doucement mais surement la vie sociale, je fais un relooking, je reprends du sport (d’abord avec l’aqua-gym douce) et je commence à manger sainement (moins de viande, plus de bio…). Je découvrirai en décembre 2007 le livre de DSS et ce sera comme une confirmation de mon vécu.
Après mon protocole et avant d’avoir lu David (Anticancer) : – je me suis remise au sport: d’abord aqua-gym douce, puis gym body-balance (pilates/yoga), musculation progressive, et 5 mn de temps en temps de vélo elliptique toujours sport en salle car pb de diarrhées suite aux rayons… Volonté de faire sortir de mon corps la chimio – rééquilibration de l’alimentation en douceur, je me tourne déjà vers le BIO – relooking pour reprendre la vie sociale – massages : très importants pour reconquérir son corps, se le réapproprier
Après avoir lu David : – sport plus intensif, musculation, cardio – alimentation basée sur les légumes et les fruits – moins de laitages – priorité au BIO et "Bleu-Blanc-Coeur" – pensées positives, mais là c’est difficile, je vois une psy – soins cosmétiques BIO, massages – thé vert, sirop d’agave, – on évite les OGM, – on privilégie les cosmétiques sans paraben, sans phénoxy – plus d’oméga 3 (huile de colza, margarine "primevère") – moins de graisses et de sucres en général