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Une famille bien décidée à mettre le cancer K.O.

Posté le 12/08/2008 par Melody arobaz Envoyer par mail
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Une famille bien décidée à mettre le cancer K.O.

Pierre a 11 ans, la boule à zéro et un grand sourire. Lui et son papa Vincent sont tous les deux atteints d’un cancer. Pour terrasser la maladie, ils mettent toutes les chances de leur côté : aliments anticancer, relaxation, visualisation… La guérison, ils y croient ! Un mercredi après-midi ensoleillé du mois de novembre, au beau milieu d’un quartier verdoyant de la province de Liège en Belgique, c’est une famille tout sourire qui accueille notre reporter.

« Tu veux un bol de soupe ? » me demande Nathalie avec gentillesse. Nous ne nous sommes jamais rencontrées mais cette ambiance relax et positive, je l’avais devinée à travers le blog familial que j’ai parcouru de A à Z avant de venir. D’ailleurs, rien que le titre annonçait la couleur : «ce blog raconte l’histoire de la guérison de Pierre.»
Être positif, c’est mettre plus de chance de son côté et celle-ci leur a un peu manquée ces derniers temps. Trois mois avant l’annonce du cancer de son fils, Vincent apprenait qu’il avait une leucémie myéloïde chronique. Heureusement, celle-ci se traite grâce à un médicament, le Glivec, qu’il devra prendre à vie pour maintenir la maladie aux pinces à distance.
« Pourquoi moi je ne peux pas prendre ce médicament alors ? » demande Pierre en avalant sa soupe. Pendant la discussion, chacun se sert de pain multicéréales choisi pour son indice glycémique bas, de margarine aux oméga-3 et de petits toasts au curry, une épice anti-inflammatoire. Un échantillon d’aliments anticancer ! Vincent ouvre un livre et montre des schémas à son fils. Il lui explique que le Glivec ne convient qu’à certains cancers et malheureusement pas au sien, un Sarcome d’Ewing.
Pierre a fait huit chimiothérapies et la dernière étape de son traitement sera l’amputation de sa jambe droite au-dessous du genou. Le programme fait froid dans le dos mais Pierre, lui, n’est pas abattu. Il affirme même avec une logique déconcertante : « Quand on y réfléchit, il y a très peu de choses que je ne pourrai plus faire. Simplement, tout sera plus difficile ». Pierre a même établi une longue liste des activités qu’il pourra pratiquer.  Et une autre reprenant des occupations inédites comme … faire des blagues avec sa prothèse.

 

Puiser la force là où elle est


Cette force, les Keunen la tiennent de la famille, des amis et du personnel hospitalier qui les inondent de messages de soutien. « On a d’ailleurs crée le blog pour leur donner des nouvelles et pour recevoir leurs mots d’encouragement. » me dit Vincent.
« Ce qui nous aide aussi, c’est de voir que le traitement avance bien » poursuit Nathalie. « Et Pierre adore l’hôpital, il aimerait y retourner car l’ambiance est terrible là-bas. » sourit Vincent. L’hôpital de la Citadelle possède une salle de jeux avec des animateurs. Il paraît même que Pierre est devenu copain avec les infirmiers et qu’il s’amuse à faire des batailles de seringues !

 
Ce moral d’acier n’a pas été là dès le début. Les premières semaines ont été très difficiles. Les Keunen se sont évidemment demandés « pourquoi nous ? ». Hérédité ? Environnement ? Alimentation ? «  Rien n’est prouvé » ont répondu les médecins. Vincent s’est donc mis en quête de réponses tout seul. Après "Guérir", de David Servan-Schreiber, qu’il avait lu en 2003, il s’est plongé entre autres dans "Guérir envers et contre tout", de Carl Simonton. De ce livre, qui présente le malade comme une personne globale, il a retenu qu’un choc avec sentiment d’impuissance pouvait déclencher la maladie et a identifié le sien. Il a découvert que les malades du cancer étaient souvent attentifs aux autres mais peu à eux-mêmes, et exprimaient peu leurs émotions. Tout à fait lui ! Vincent s’est mis à pratiquer la cohérence cardiaque pour se relaxer et la visualisation pour se forger un mental combatif.

 

L’assiette anticancer


Le livre Anticancer, de David Servan-Schreiber, est tombé à pic car jusque là, Vincent et Nathalie n’avaient reçu aucun conseil nutritionnel de la part des médecins mis à part qu’il ne fallait surtout pas que Pierre maigrisse. « Je mettais de la crème dans tous les plats si bien que tout le monde en a attrapé des boutons ! » raconte Nathalie. « Au fait, tu veux du thé? Vert bien sûr. » Nathalie le fait infuser pendant 10 minutes pour bien libérer les catéchines et me le sert avec du sirop d’agave. On rit. Vincent ouvre le frigo : lait de soja, jus de fruits bio, … La totale. « On met aussi de l’ail dans tout et tant pis pour la mauvaise haleine ! »
C’est que l’efficacité anticancer de ces aliments est réelle et plusieurs études le prouvent. Grâce à eux, les globules blancs deviennent des soldats ultra efficaces. Et pour entraîner leur armée au mieux, Pierre et Vincent déjouent les fausses images. Le cancer, c’est un gros monstre noir tout puissant ? Non, c’est une cellule malade qui est en train d’être terrassée par leurs soldats. Et bientôt, elle aura totalement disparu. Hé Pierre, tu te vois comment dans 10 ans ? « Ingénieur informatique et cuisinier !»

 

 

 

Mélody De Visscher

journaliste

 

 

Sur le web

le blog de Pierre

 

Bibliographie

"Anticancer" de David Servan-Schreiber aux éditions Robert Laffont
"Guérir envers et contre tout" de Carl Simonton aux éditions Desclée De Brouwer

 

 

 

 

 

 

un encouragement

Posté par cymbella le 18/03/2008 15:10
la mise en ligne de cet article aujourd’hui, je la vois comme un signe d’espoir juste le jour où c’était particulièrement nécessaire !

un petit coup de pouce positif pour continuer le combat !!!

Merci Melody

 
 
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Merci Mélody!

Posté par Vincent Keunen le 18/03/2008 15:10
Merci Mélody pour cet article si positif! Avis aux lecteurs: ce n’est pas toujours aussi facile que l’article pourrait le laisser penser… Nous avons aussi des hauts et des (très) bas parfois…

Vincent

 
 
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bonjour

Posté par axelle wouters le 18/03/2008 15:10
Bonjour pierre,Je suis medecin, j’ai aussi et beaucoup travaillé avec des personnes atteintes d’un cancer, adultes et enfants.

Moi je pense qu’il y a quelque chose qu’il faut faire c’est de questionner ton corps, ton coeur, pour lui demander pourquoi tu as un cancer, car, les choses n’arrivent jamais par hasard, et, les choses les plus pénibles peuvent se révéler parfois les plus belles. Mais il ne faut jamais rester dans la douleur et la façon la plus simple pour cela est de comprendre, et c’est pour cela qu’il faut questionner celui qui sait. Mais qui sait le mieux, c’est celui à qui cela arrive. Il sait le mieux.
Et, une fois que tu sais , que tu as compris ton corps n’a plus vraiment besoin de continuer à etre malade, à avoir mal. Mal, maladie, c’est comme le klaxon des voitures dans la rue. Il faut vite voir pour ne pas faire un gros accident.
Après tu lui demande ce qu’il te conseille de faire, pour ça , pour ça. tu peux faire cela plusieurs fois par jours.
Et puis il faut faire ce que ton corps te dis, ce qu’il t’a confier. Le corps est très intelligent, meme quand il est malade il est imtelligent.
Par exemple, tu ne veut pas aller à l’école un jeudi et alors comme par hasard tu vas avoir une grosse douleur au ventre juste ce jour là. Ouf. tu n’as pas été à l’école car juste ce jour là un copain t’avais dit qu’il te ferait une tete au carré. Bien sur comment expliquer cela à son papa ou sa maman. Ils ne comprennent pas toujours tout.

Alors, tu deviendras un grand guerrier et un grand vainqueur. Tu auras terrassé un grand dragon comme ceux de final fantasy, simplement en leur demandant s’ils ne veulent pas , par hasard , un petit verre d’eau.
Tu as compris?
Sinon, dis le.
axelle wouters.

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