Jusqu’au début de l’ère moderne l’art qui consistait à guider les malades vers la santé a été pratiqué par des personnes appelées « hommes-médecine « ou « chamans », que l’on retrouve maintenant sous l’appellation de tradipraticien. D’un continent à l’autre le principe de guérison était identique : le traitement du patient doit se focaliser moins sur ses symptômes physiques que sur son élan vital. Pour mieux comprendre ces techniques ancestrales, Guérir.fr a interviewé Bruno REPETTO, acupuncteur, ostéopathe et auteur du livre « De la thérapie au chamanisme».
Qu’est-ce que la pensée chamanique ?« Pensée chamanique » est un mauvais terme car les chamans évitent la pensée rationnelle ou analytique. Pour rentrer en contact avec « les forces de vie » ils doivent être vidés et ne penser à rien. Le chamanisme est d’ailleurs plus une pratique qu’une pensée. Celle-ci tend à stimuler l’énergie des êtres, leurs forces vitales naturelles.
Comment les chamans peuvent encourager la guérison d’une personne?En stimulant les forces vives de guérison et non la pathologie à l’origine de la maladie, en trouvant la cause de la pathologie: physique, émotionnel, mental, croyances … et en l’évacuant par des pratiques chamaniques traditionnelles.
Pouvez-vous nous expliquer les grandes lignes de ces pratiques ?Il s’agit dans un premier temps de retrouver et guérir les traumatismes du passé. Le chaman réactive alors les sensations corporelles et les impressions sensorielles (vue, audition, olfaction, toucher). La deuxième étape consiste ensuite à cultiver la force vitale du patient. Le chaman nourrit la partie du corps atteinte de la personne par des sons, des couleurs, des respirations.
Comment aider les personnes à se « reconnecter à elles-mêmes »?La pratique au quotidien consiste à ne pas se laisser absorber par les événements extérieurs afin de conserver son attention, donc son énergie, pour prendre soin de son monde intérieur.
Qu’est-ce qu’un chaman peut apprendre à une personne malade ?Le chaman apprend au malade à ne pas s’oublier, à se nourrir des impressions positives de la journée et d’en faire offrande au corps, spécifiquement aux parties du corps qui ont souffert ou emmagasinées un vécu désagréable. L’objectif est de construire une réconciliation avec la vie en soi.
Histoire racontée par un médecin amérindien chaman« Un vieil Indien expliquait à son petit-fils que dans chaque être humain, il y a deux loups qui se font une guerre sans merci. Un loup représente la colère, la jalousie, l’orgueil, la peur, et la honte ; l’autre est la douceur, la bienveillance, la gratitude, l’espoir, le sourire et l’amour. Inquiet, le petit garçon demande : « Et quel loup est le plus fort, grand-père ? » Et le vieil Indien lui répond : celui à qui tu donnes à manger ».
Delphine Tordjman Journaliste Pour aller plus loin : – De la thérapie au chamanisme, Bruno Repetto, éditions DG diffusion. – Les tribulations d’une chamane à Paris, Corine Sombrun, éditions Albin Michel – Journal d’une apprentie chamane,Corine Sombrun, éditions Pocket
Photo : Olga Lyubkina – Fotolia.com
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C’est encourageant comme un beau ciel limpide. Bisou
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