Le beau livre de Thérèse, écrit des années après la maladie, est un plaidoyer pour se rapprocher de soi, épouser sa vraie nature, apprendre à s’écouter et à mieux se connaître.
«Belle, insolemment belle, j’avais été, je crois jusqu’à l’âge de trente ans. D’une beauté faite de chair, de rondeur, de couleur, de lumière dans les yeux, de joie et de goût de vivre. La vie coulait dans mes veines comme l’eau d’un torrent. »
A 47 ans, abandonnée par son mari avec quatre enfants à charge, Thérèse reçoit la nouvelle de plein fouet : cancer du sein grave. « J’étais dans un absolu désespoir, mais il était impensable que je meure ». Chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie. Courageusement, Thérèse fait face. « Je crois que le plus important est que j’ai décidé de me prendre en charge, c’est-à-dire d’accepter et d’assumer la maladie. J’ai réalisé petit à petit que je serais ma meilleure coach en quelque sorte. Je me suis totalement responsabilisée. Je n’attendais rien de personne. Bien sûr, je pouvais accepter de l’aide quand elle m’était proposée, je profitais avec gratitude d’une présence amie, j’étais reconnaissance d’un geste, mais c’était en plus, comme un bonus. Concrètement, j’ai trié mes amis sur le volet, j’ai passé plus de temps avec moi-même, parfois je ressentais le besoin vital de m’isoler pour me ressourcer, ne pas perdre le fil. Le cancer, on ne peut le combattre qu’avec sa vérité profonde. »
Mais Thérèse ne se bat pas toute seule : elle décide de faire confiance totalement aux équipes médicales et en particulier à son médecin traitant. Elle suit un traitement classique, tout en étant persuadée que chaque cancer se singularise au fil du temps et qu’il est « hautement personnalisé » : « Mon cancer est indissociable de ma personnalité, de mon histoire, de mon désir de vivre. Il est partie intégrante de moi, Thérèse ».
Thérèse est aujourd’hui une retraitée active qui anime trois clubs littéraires et organise des conférences. « Finalement, rares sont les vies sans maladie. Mon cancer a peut-être été la révélation de la mienne. Je vous assure que je n’ai jamais été aussi vivante et aussi vraie que depuis que je suis tombée malade. »
Thérèse Nehr, Vaincre le cancer du sein, Editions Privat www.editions-harmattan.fr/minisites
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