|
Le récent débat de la commission européenne sur la commercialisation des poulets américains passés au chlore est l’occasion de mieux comprendre les systèmes nationaux et européens d’évaluation et de gestion des risques sanitaires. Qui contrôle, qui évalue et qui décide ? Le point avec Lilian Puech, responsable de la mission internationale à l’AFSSA.
Qu’est-ce que l’AFSSA et quel est son rôle ? L’AFSSA est l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. C’est un organisme national public qui évalue en particulier les risques sanitaires liés aux aliments pour les hommes et les animaux. L’AFSSA a aussi des laboratoires d’analyses et de recherche. Elle n’a pas de pouvoir de décision sauf dans le domaine du médicament vétérinaire. Si les ministères mettent en place une réglementation sanitaire dans notre domaine de compétence, ils doivent nous consulter au préalable. Cependant, pour leur décision, les ministères peuvent également, en complément de notre avis scientifique, prendre en compte d’autres aspects comme les conséquences économiques ou les souhaits de la société. Qu’est-ce que l’EFSA, quel est son rôle ? L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) est l’organisme européen d’évaluation des risques relatifs à la sécurité des aliments destinés à l’alimentation humaine et animale. En étroite collaboration avec les autorités nationales, l’EFSA fournit des avis scientifiques indépendants ainsi qu’une communication sur les risques existants et émergents. Contrairement à l’agence française, l’EFSA n’a pas de laboratoire de recherche. Pour rendre des avis, elle se base sur des experts indépendants ainsi que sur les travaux des 27 agences nationales à travers un forum consultatif. L’EFSA travaille donc en étroite collaboration avec l’agence française.
Qui consulte l’EFSA ? La commission européenne et les autorités des Etats membres peuvent consulter l’EFSA sur des questions scientifiques liées aux risques sanitaires. Mais comme l’AFSSA, l’EFSA n’a pas de pouvoir de décision.
Alors au final, qui prend les décisions liés aux risques sanitaires, à notre alimentation ? La commission européenne propose des réglementations qui sont soumises au vote des représentants des Etats membres de l’Union européenne. Dans le cas de la mise sur le marché européen de carcasses de volailles ayant subi un processus de désinfection chimique (« poulets chlorés »), 26 pays sur 27 ont voté non. Les carcasses ayant subi un tel traitement ne seront donc pas mis en vente en Europe.
Sur cette question, l’EFSA et l’AFSSA avaient –elles été consultées ? L’AFSSA avait au cours des années précédentes rendu des avis sur ce sujet. L’EFSA a également rendu récemment un avis. Ces avis sont consultables sur le site des deux institutions.
Pourquoi les membres de l’Europe ont refusé les poulets chlorés sur le marché ? Les Etats membres ont voté contre l’autorisation de ces procédés de désinfection car cette pratique va à l’encontre de la priorité que l’Union Européenne attache depuis toujours au respect des bonnes pratiques hygiéniques et à la maîtrise des points critiques tout au long de la chaîne alimentaire. Par ailleurs, les incertitudes scientifiques qui demeurent sur l’innocuité des substances chimiques décontaminantes, tant sur le plan de l’environnement que sur celui de la santé publique, plaident en faveur de la plus grande prudence. Tous les avis de l’AFSSA sont rendus publics et consultables sur le site : http://www.afssa.fr/Documents/MIC2006sa0261.pdf http://www.afssa.fr/Documents/MIC2006sa0125.pdf Les avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sont consultables sur leur site : http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_home.htm Delphine Tordjman Journaliste
|
HYGIENE ALIMENTAIRE
Hors les questions nutritionnelles qui finalement n’ont jusqu’il y a peu pas vraiment intéressées les autorités sanitaires, les questions d’hygiène elles ont fait l’objet de bien plus de mesures en relation avec les dangers de plus immédiatement apparents lié à l’industrialisation de l’alimentation.
Ceci dit l’on pense à l’heure actuelle que cette folie aseptique qui touche finalement tous les domaines, III (insipide, inodore, incolore), a elles aussi engendrée toute une pathologie parfois grave. ainsi l’usage des antibiotiques est associé à une augmentation des allergies (par un facteur deux), a engendré l’apparition de maladies et désordres intestinaux. Pour la maladie de crohn, qui altère gravement l’intestin, il semble qu’elle soit 4 fois plus fréquente parmi les gens qui ont excessivemnt fait attention à l’aseptie. L’immunité naturelle se construit au cours de la vie d’un individu par des contacts répétés avec une serie de substances de sont environnement et progressivment il peut ainsi faire face à des agressions plus fortes. Celle-ci se constitue essentiellement au départ de l’intestin qui est la voie par laquelle nous sommes le plus confrontés à des choses extérieurs et pour lesquelles le corps doit discerner ce qui nous convient de ce qu’il faut rejeter.
Par contre c’est clair que les aliments industriels présentent un risque avec la présence de germes tout à fait anormaux. Donc c’est sur qu’il faut etre prudent mais il y a des bonnes et moins bonnes façons, aussi, il faut limiter leur usage. A ce titre d’ailleurs il est intéressant de souligner que les problèmes sanitaires arrivent essentiellement avec les produits animaux moins pourvus en substances antiseptiques naturelles comme le sont les végétaux surtout s’ils sont frais et bio.
Un magazine pour ouvrir le débat plutot que de le chlore si j’ai bien compris…., la presidence europeenne va avoir du pain napolitain sur la planche!