L’actualité met régulièrement la pollution environnementale sous les feux de la rampe mais il ne faudrait pas oublier pour autant une pollution qui nous touche de très près, la pollution de l’habitat, des bureaux, etc. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie depuis peu des rapports mettant sérieusement en garde contre la trop grande présence de multiples substances chimiques dans les espaces fermés. Certaines substances étant notoirement connues pour être cancérigènes, d’autres fortement suspectées de l’être.
Matériaux de construction ou mobiliers neufs, produits d’entretien, détergents, lave-vitre… tous ces produits courants contiennent des substances chimiques qui s’accumulent à l’intérieur de nos habitations et bureaux. Si séparément les doses sont, parfois, acceptables ou inoffensives, le cumul de ces substances chimiques et surtout l’exposition répétée peut induire de lourdes conséquences pour la santé. Nous passons 90% de notre temps dans des lieux clos: habitation, bureau, commerces, loisirs… L’OMS a d’ailleurs estimé, dans un rapport sur la pollution des habitats datant de 2005, que la pollution environnementale intérieure était directement en cause dans 17% des décès, toutes pathologies confondues. L’organisation rappelle que même si les liens exacts de cause à effet restent à établir, il est recommandé de se préoccuper des différentes sources de pollutions de l’environnement intérieur et de s’en prévenir. Allergies et cancer Pour cerner ce sujet émergent, l’OMS donne cette définition de la pollution de l’habitat: « la présence de contaminants physiques, chimiques et biologiques dans l’air d’environnements confinés, et qui ne sont pas naturellement présent en grandes quantités à l’extérieur ». La préoccupation scientifique étant toute récente, les effets exacts de la pollution de l’habitat sur la santé sont encore complexes et mal étudiés scientifiquement. De multiples polluants pouvant induire une même maladie ou des symptômes différents d’une personne à l’autre. Il est cependant admis qu’il y a deux grands types d’incidence de ces pollutions sur l’organisme. L’une se manifeste par des réactions allergiques fortes immédiatement après le contact au polluant, comme des crises d’éternuement, des larmoiements, une toux, des plaques rouges sur la peau. L’autre réaction, plus grave, se manifeste des années après l’exposition, avec l’apparition de pathologies plus lourdes comme de l’asthme, des pneumonies atypiques ou des cancers des voies respiratoires. Des polluants fréquents chez soi Les substances les plus fréquemment retrouvées sont dites: « les composés organiques volatils » (ou COV) et regroupent une multitude de substances : carbone et hydrogène, halogènes, oxygène, soufre, chlore… Les COV sont largement utilisés dans la fabrication de nombreux produits et matériaux (peinture, vernis, colles, moquette, carrelage, nettoyants, tissus neufs…). Leur point commun est de s’évaporer plus ou moins rapidement à la température ambiante et de se retrouver ainsi dans l’air. Quelques COV, comme par exemple le benzène ou le chlorure de vinyle monomère, sont associés dans le littérature scientifique à des leucémies ou à des cancers. Les bons réflexes De plus en plus de matériaux, de produits d’entretien ou de cosmétiques écologiques apparaissent sur le marché. Ils sont sensés être sains et exempts de substances chimiques toxiques. Le choix de ces produits assure une certaine sécurité. Par ailleurs, la meilleure parade à l’inhalation de substances chimiques indésirables accumulées dans les espaces confinés est l’aération. Tâchez, si vous le pouvez, d’aérer en grand les espaces de vie au moins 20 minutes tous les jours. Le temps que l’air ambiant se renouvelle complètement. François Lehn Journaliste Photo Alexandr Shebanov – Fotolia
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benji83
La pollution intérieure est responsable de nombreux problèmes de santé
On accorde actuellement beaucoup d’intérêt à la qualité de l’air extérieur mais très peu à l’environnement dans la maison. Or nous passons la majorité de notre vie en espace clos, que cela soit dans les logements, les lieux de travail, les écoles, les commerces, les transports… L’air que l’on y respire recèle de nombreux polluants plus ou moins toxiques qui se mélangent et qui peuvent donner lieu à une sensation de gêne et à divers symptômes regroupés par l’OMS sous le nom de Sick Building Syndrome (SBS) ou Syndrome des bâtiments malsains. Le SBS se caractérise par des symptômes d’inconfort et des réactions physiologiques ou sensorielles aiguës : irritation des muqueuses nasales et oculaires, toux, oppression thoracique, fatigue, maux de tête, etc. La pollution intérieure peut également avoir des effets bien plus néfastes comme le développement d’asthme, d’allergies respiratoires chroniques ou de Sensibilisation chimique multiple (MCS). De même, les scientifiques aujourd’hui s’interrogent sur la corrélation existante entre la pollution de nos maisons et le nombre croissant de cancers.
D’après une étude menée par l’observatoire de la qualité de l’air intérieur en 2007, l’air à l’intérieur des habitations est plus pollué qu’à l’extérieur ! C’est pourquoi l’utilisation de ioniseurs et de purificateurs d’air est de plus en plus recommandée pour préserver la santé ou pour soulager les personnes souffrant d’asthme, d’allergies, mais aussi de fatigue, maux de tête, difficultés de concentration, etc.
Sur ce site vous trouverez des purificateurs d’air sans filtre très efficaces : www.sens-original.com
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ghis
Et ce billet rejoint celui que je viens d’ajouter à l’article concernant les 30 minutes d’activité physique. Passer l’aspirateur, monter les escaliers et même pratiquer un sport en salle peut finalement s’avérer plus nocif que bénéfique.
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Orsane
Avez-vous pensé à mettre des plantes vertes dépolluantes dans vote intérieur ? Il y a plusieurs sites qui parlent du sujet et des propriétés des plantes.
En général on compte une plante pour 10 à 20 m2
Evidemment le mieux c’est d’éviter de polluer. Sachez quand même que les peintures à l’huile seront interdites à partir de 2012 car trop polluantes . Parce qu’elles ne vont pas nous polluer d’ici là ???
Orsane
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