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Posté par
christine
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23/05/2008 10:46
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Définition
Le fructose est étymologiquement du sucre de fruits. Celui qui est vendu dans le commerce diététique n’est pas un sucre de fruits comme son nom l’indique. Toutefois, il est considéré comme tel, médicalement parlant.
Le fructose est une molécule simple (monosaccharide) de sucre contenu dans les fruits et dans certains légumes. Le miel en contient jusqu’à 40% de sa matière sèche. Le fructose vendu en diététique est extrait de la betterave, de la canne à sucre ou d’une chicorée. Dans les végétaux en question, on trouve essentiellement du saccharose, grâce à une technique efficace mise au point en Finlande dans les années 70. Il n’y a donc pas de différence essentielle de qualité entre le fructose de raves (betteraves, chicorée) et celui des fruits.
Valeur de ce sucre
De tous les glucides, le fructose est celui qui est oxydé le plus efficacement, et celui qui est le plus rapidement et le plus efficacement converti en énergie rapidement disponible (sportifs, culturistes, gros travailleurs). Il est conseillé également pour les obèses et les diabétiques non insulino-dépendants, car il passe plus vite que le glucose de l’estomac à l’intestin, et atteint plus sûrement la cellule cible sans entraîner une hyperglycémie avec rebond hypoglycémique. Contrairement aux autres sucres, il ne modifie que très peu la glycémie et ne stimule pas la sécrétion d’insuline, ce qui est un avantage en cas d’hypoglycémie. Des études démontrent que les taux de glucose sanguin chez les diabétiques sont mieux contrôlés lors d’un régime au fructose que lors d’un régime à base de saccharose ou de féculents, même biologiques. Le fructose ayant un pouvoir sucrant plus élevé que le sucre blanc, la consommation en est diminuée, et il s’ensuit une moindre ingestion de calories, ce qui est favorable dans l’obésité.
Le fructose augmente et régularise l’oxydation des hydrates de carbone d’une manière remarquable et sensible. Ainsi, ingérer du fructose juste avant un repas entraîne un effet de coupe-faim remarquable, et diminue l’envie d’aliments caloriques au cours du repas.
Pendant les périodes d’exercice, il est important de remplacer rapidement l’eau et les minéraux perdus dans la sueur, et de fournir rapidement de l’énergie. Ce sont les boissons sucrées qui remplissent le mieux cet office. Malheureusement, le glucose et le saccharose provoquent tous deux un ralentissement important du passage des liquides de l’estomac à l’intestin ou se réalise toute l’absorption. De tous les glucides, le fructose assure le transit gastrique le plus rapide, de sorte que l’eau, les sels et l’énergie peuvent atteindre plus rapidement les tissus, permettant ainsi une réhydratation rapide.
Pour le pancréas
Le fructose potentialise l’absorption du fer, du zinc et du manganèse. Ces deux derniers éléments, en particulier, étant de toute première importance pour les pancréas à problèmes, spécialement dans le diabète et l’hypoglycémie.
(Recherches et compilations Daniel ANDRE)
Extrait de la revue Vie et Action n°259-260.
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Posté par
armelle
le
09/08/2008 13:48
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En me baladant sur le site je suis tombée sur les test de terrains et notamment le dosage de l’hémoglobine glycosylée. Comme pour la CRP je me sens obligée de réagir en temps que médecin généraliste pour éclaicir avec vous certains points.
Tout d’abord je ne suis pas d’accord avec votre première phrase : l’élévation chronique de sucre dans le sang n’est pas corrélé à un excès d’insuline mais justement à un déficit ; ce déficit s’appelle diabète. Ceux qui ont assez d’insuline ne laisse pas le sucre dans le sang puisqu’il rentre dans les cellules ; mais ceux qui ont une HbA1C élevée ont trop de sucre dans le sang mais justement peu d’insuline.
Par ailleurs, l’Hb A1C est actuellement uniquement un examen de suivi des personnes diabétiques, effectué environ tous les 3 à 4 mois et qui reflète une moyenne des glycémies des 3 derniers mois.
Elle n’est pas un examen de dépistage du diabète, seule la glycémie à jeun appelée aussi glycémie basale est indiquée en l’état actuel des connaissances en diabétologie (en France en tout cas) et reflète bien l’état du pancréas et sa capacité à secréter plus ou moins d’insuline.
Le diabète est défini par une glycémie à jeun >1.26g ou des glycémies >1.60 1 heure après le repas ou 1.4g 2 heures après.
Il y a peu de probabilité que l’hémoglobine A1C soit >6% (diabète) avec une glycémie à jeun normale .
Un médecin généraliste ne fera normalement pas doser une HbA1C en dépistage mais parfois en complément quand les glycémies à jeun commencent à augmenter en se rapprochant du diabète avec des chiffres entre 1.10 et 1.26g. Mais il est surtout intéressant à ce stade que la personne se fasse des glycémies à la maison à jeun et après les repas pour voir de quelle façon elle peut limiter les accès d’hyperglycémie avec une alimentation plus équilibrée.
Je ne vais pas vous faire un cours sur le diabète mais la suite peut intéresser des internautes qui ne sont pas médecins.
On distingue 2 sortes de diabète, celui de type I qui touchent plutôt les enfant et les jeunes adultes et où le pancréas fabrique peu voire quasiment plus d’insuline ; il s’en suit que le sucre absorbé avec les aliments ne va pas pouvoir pénétrer dans les cellules, donc pas non plus dans les cellules graisseuses et reste par conséquent trop élevé dans le sang puis dans les urines . Il s’en suit un amaigrissement correspondant aux pertes régulières de calories sucrées dans les urines. C’est ce qu’on appelle dans le langage populaire « le diabète du maigre » .Il n’est pas héréditaire.
Dans le diabète de type 2 ou encore appelé, parfois à tort, « le diabète du gras » on expliquait auparavant que le pancréas fonctionnait bien mais que l’insuline était empêchée de rentrer dans les cellules en raison d’une insulino- résistance secondaire au surpoids. Ceci est toujours vrai mais en partie seulement car on sait maintenant que ces personnes ont aussi un sérieux manque de secrétion d’insuline par le pancréas et on considère qu’au moment du diagnostic la moitié du pancréas ne fonctionne plus et que, quelque soit le régime alimentaire, cette pénurie d’insuline va se majorer et augmenter les besoins en médicament et, à terme, nécessiter souvent un passage à l’insuline si on veut que le diabète soit bien équilibré. Ce type de diabète présente une part héréditaire. Il peut toucher aussi des personnes minces. En effet certaines personnes obèses ne feront pas de diabète alors que d’autres qui ont un surpoids finalement modéré vont en développer un.
Tout cela pour dire qu’en ce qui concerne le cancer qui aime bien se nourrir de sucre, quelqu’un peut se bourrer de sucreries et avoir une hémoglobine A1C normale si son pancréas est normal et a donc assez d’insuline pour faire pénétrer le sucre dans les cellules (et donc aussi dans les cellules cancéreuses..).Il aura en plus régulièrement des beaux pics d’insuline à chaque fois qu’il absorbe du sucré ce qui est néfaste pour sa santé .
En outre on peut avoir une HbA1C élevée en étant un mangeur de sucre modéré.
En conclusion, il me semble que ce dosage dans le cadre de la prévention du cancer peut rassurer ou inquiéter à tort et ne me semble donc pas très pertinent.
Je suis d’accord avec vous sur le grand intérêt à manger le moins de sucre possible, un des meilleurs moyens de se protéger de nombreux soucis de santé.
Mais dans le cancer et toutes les études que vous avez lues que ressort-il ?
Qui est plus nocif, le sucre lui-même ou l’insuline ?
Merci pour votre réponse
Armelle

Michel
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