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Les cellules NK sont un sous-groupe des lymphocytes (un type de globules blancs) qui forment une première ligne de défense contre les infections et les cellules cancéreuses. Elles agissent en détectant les cellules anormales et en les injectant avec des toxines qui induisent leur mort (« apoptose »).
En laboratoire, on peut mesurer le nombre de globules blancs (qui apparaît sur une formule sanguine classique et devrait être compris entre 5 000 à 10 000/mm3 ou, par un test plus spécialisé, le nombre de cellules NK. Mais ce qui semble plus important encore est d’avoir une idée de l’activité cytotoxique des cellules NK contre les cellules cancéreuses. Pour se faire, un échantillon de sang est prélevé, les cellules NK sont isolées, puis mises en présence de cellules cancéreuses dans un milieu spécial. On peut ensuite mesurer le nombre de cellules cancéreuses détruites en un temps donné. Cette mesure s’exprime généralement en « Lytic Units » pour « Unités de Lyse cellulaire ». Ce test de l’activité des cellules NK ne fait pas partie de la pratique courante de la médecine et il est généralement nécessaire de l’obtenir par un laboratoire spécialisé. En France il est pratiqué dans certains CHU. Le centre d’Immunologie de l’hôpital de la Conception à Marseille a une expérience reconnue dans ce domaine. De façon générale, il vaut mieux attendre au moins trois semaines après la fin d’un traitement par chimiothérapie avant de mesurer l’activité des cellules immunitaires Dans certaines études (mais pas dans toutes), une réduction de l’activité des cellules NK (ou des globules blancs en général) a été associée avec la probabilité de développer des métastases, et avec la réponse de plusieurs types de tumeurs au traitement. Ce n’est pas un indicateur parfait, mais une des mesures qui peut contribuer à évaluer la nature du terrain anticancer. Récemment, le laboratoire du Pr Zheng Cui, à la Wake Forest University de Caroline du Nord (Etats-Unis), a mis en évidence que d’autres cellules blanches du système immunitaire, en dehors des cellules NK, contribuaient aussi très largement à la destruction des cellules cancéreuses. Il serait donc peut-être plus important de mesurer l’activité de toutes les cellules blanches, et pas uniquement des cellules NK. La mesure des cellules NK coûte une centaine d’euros. Ce test n’est pas inclus dans la nomenclature de la sécurité sociale. Mais renseignez-vous : si les équipes médicales auxquelles vous êtes adressés trouvent un intérêt scientifique à votre cas, ils peuvent accepter de le pratiquer gratuitement.
Que faire si votre mesure de l’activité des cellules NK est trop basse ? Lorsque l’activité des cellules immunitaire est trop basse, plusieurs stratégies sont possibles pour essayer la faire monter. Comme il est décrit dans « Anticancer », certains régimes, certaines circonstances ou activités sont associés à un affaiblissement, ou, au contraire, à un renforcement, des globules blancs. Le tableau ci-dessous en fait le résumé :
Pour ce qui est de la gestion émotionnelle, il peut être utile de pratiquer une période de relaxation guidée chaque jour, comme celle qui est disponible sur le site.Il semble aussi que certains aliments, ou certain remèdes de phytothérapie puissent peut-être aider à stimuler l’activité des cellules immunitaires, sans que suffisamment d’études chez l’homme aient été faites pour qu’on puisse en être assuré. Ceux-ci incluent les champignons reiki, maitake, shiitake et enoki, ou les plantes ecchinacea ou extraits de mélèze. Certains auteurs suggèrent que les prébiotiques, et probiotiques peuvent aussi venir en soutien à l’activité des globules blancs. Si on choisit cette voie, il est important de consulter un médecin qui connaisse suffisamment bien les remèdes de phytothérapie pour superviser leur utilisation. Pour les autres approches (activité physique, régime anti-inflammatoire, relaxation guidée, etc.) ce sont des choses que chacun de nous peut apprendre à faire par soi-même avec l’aide de notre entourage ou d’une communauté comme celle de www.guerir.fr Pour réfléchir ensemble à la meilleure façon d’utiliser les tests de terrain, échangeons nos idées sur le forum de discussion dédié. Vous pouvez aussi proposer des recommandations aux autres membres de la communauté si vous le jugez utile.
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Bérénice
Mon mari est suivi depuis plus de 10 ans,suite à une récidive(lymphome inguinal).
Tout va bien,mais l’oncologue ne s’explique pas le taux élevé de globules blancs (12à130000)qui persiste au fil des années.Nous angoissons avant chaque examen.
Que faut-il en conclure?
Qui ppourrait m’aider à comprendre?
Merci par avance.Bien sincèrement
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MrFlunch
Très interessant, mais comment trouver un médecin qui connaisse suffisamment bien les remèdes de phytothérapie pour superviser leur utilisation, dans le cadre de ce renforcement immunitaire ?
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