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Depuis le lancement du plan cancer initié par l’ancien président de la République Jacques Chirac en 2003, certains hôpitaux et centre de lutte contre le cancer se sont progressivement intéressés à des techniques de soins complémentaires visant à améliorer le bien-être du patient. Cependant, selon les établissements, les démarches ne sont pas semblables. Petit tour d’horizon en Ile de France.
L’une des recommandations du plan cancer était l’amélioration de la qualité de soin centrée autour du patient, avec le développement d’un accompagnement plus global incluant les soins complémentaires et palliatifs. Les hôpitaux franciliens affrontent d’importantes difficultés pour le financement de ces soins, qui demandent du personnel (infirmières, psychologues). Seules quelques structures s’efforcent de placer les patients au cœur d’un dispositif leur permettant d’accéder autant aux soins classiques qu’à une démarche thérapeutique plus large.
L’Institut Curie a notamment mis en place il y a quatre ans le département soins de support dont l’un des objectifs est l’accompagnement social et psychologique des patients. Il regroupe des soignants dont certains utilisent des méthodes comme la sophrologie, la relaxation ou l’hypnose. Ainsi en fonction de la complexité du diagnostic, ou d’un besoin exprimé par le patient, on l’adresse à un des soignants pour des séances de massages ou un suivi psychologique utilisant des techniques de relaxation ou de sophrologie. La démarche ne bénéficie qu’à 8% des patients, pour une question de disponibilité et parce que ce n’est pas inscrit dans un protocole de suivi. Le Dr Dolbeault, responsable du service psycho-oncologie, mentionne la frilosité de certains praticiens face à des méthodes dont l’efficacité est ressentie comme subjective et non quantifiable, même si elles participent au sentiment du patient d’être pris en charge de façon personnelle et se révèlent pour cette raison très satisfaisante.
Le centre René Huguenin s’avère être vraiment actif en la matière. Au sein de « La maison des Patients et des Proches », un espace d’information et d’échange, sont proposés des ateliers pratiques de Qi Qong, de Sophrologie, de Relaxation, de Yoga, ainsi que des ateliers de conseils esthétiques. Ils sont animés par des intervenants extérieurs bénévoles ou rémunérés par le Centre et se tiennent par petits groupes de 10 personnes maximum, ouverts aux malades ainsi qu’aux soignants voulant se familiariser à ces méthodes. Les praticiens du Centre les proposent librement aux patients, afin que leur démarche reste active, mais selon le Dr Brain « les ateliers pratiques sont particulièrement prisés, et les bénéfices observés vont au-delà de ce qu’on pourrait envisager ».
En ce qui concerne les hôpitaux parisiens, les initiatives ont plutôt été mises en place sur le mode de l’expérimentation, par un soignant formé à une discipline particulière : Par exemple à l’hôpital Avicenne, deux séances de Yoga sont ouvertes aux patients atteints de cancer ainsi qu’au personnel. Selon le Dr Escure, l’objectif est de « s’ouvrir à des techniques qui ne font pas de mal et qui peuvent faire du bien », en améliorant la qualité de vie, notamment des patients atteints de cancer du sein, pour lesquels il juge les résultats bons. L’opportunité est proposée gratuitement, sur inscription. A la Pitié Salpetrière, on peut consulter sur demande une sexologue psychothérapeute rattachée au département oncologie, utilisant la sophrologie pour traiter les problèmes de couples liés au cancer. Au service oncologie de l’hôtel Dieu, on teste actuellement la sophrologie et l’acupuncture pour en évaluer les effets sur les patients. Il est assez fréquent que les hôpitaux aient recours aux services d’esthéticiennes, notamment les hôpitaux St-Louis ou Tenon.
Cinq ans après les recommandations du plan cancer de 2003 et malgré les efforts de certaines structures et le ressenti positif des patients, on ne peut conclure à une généralisation de la mise en place des soins complémentaires en Ile de France, mais plutôt à une impulsion due à la volonté d’agir de certains soignants sensibilisés à ces approches. Le combat continue. Bilguissa DIALLO Journaliste Notre enquête sur les soins complémentaires en hôpital s’est limitée pour l’instant à l’Ile de France mais nous la continuerons pour toute la France, la Belgique et la Canada. Pour cela nous comptons sur les informations que vous pouvez nous transmettre. A vos commentaires !
Adresses utiles : – Centre René Huguenin : 35 rue Dailly 92210 Saint-Cloud, tel : 01 47 11 15 15 – La Maison des Patients : 11 rue Gaston Latouche 92210, tel : 01 47 11 23 40, www.maisondespatients.fr – Institut Curie : 26 rue d’Ulm 75005 Paris, tel : 01 44 32 40 00, www.curie.fr
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Jean
La France bien placée dans la lutte contre le cancer.
Une étude britannique sur les taux de survie à différents types de cancers dans 31 pays montre que le système de soins français figure parmi les plus efficaces. Un bon résultat pour les hôpitaux et les centres de lutte contre le cancer.
L’étude, intitulée Concord, a été publiée par "The Lancet Oncology", la déclinaison consacrée à la cancérologie de la célèbre revue médicale britannique The Lancet. Elle couvre un échantillon de 31 pays répartis sur tous les continents : une vingtaine de pays européens, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, le Brésil, l’Algérie et Cuba. L’étude a porté sur les taux de survie à cinq ans de deux millions d’adultes atteints d’un cancer du sein, d’un cancer colorectal ou d’un cancer de la prostate. Les dernières données utilisées dans ce cadre pour calculer le taux de survie remontent à 1999.
L’étude fait apparaître des écarts très importants selon les pays, y compris parmi les Etats développés. La France occupe pour sa part un bon rang dans ces résultats.
Pour le cancer du sein, le taux de survie a cinq ans y est par exemple de 79,8%, soit le 7e rang, la première place étant occupée par les Etats-Unis avec un taux de 83,9%.
Pour le cancer colorectal, la France se classe au 1er rang chez les femmes avec un taux de survie à cinq ans de 61,5% et au 5e rang chez les hommes (55,6%), la première place étant occupée par le Japon (61,1%).
Enfin, pour le cancer de la prostate, la France est classée au
6e rang avec un taux de survie de 73%. La première place est à nouveau occupée par les Etats-Unis, avec un taux de 91,9%. A titre de comparaison, un pays européen développé comme le Danemark n’affiche qu’un taux de 38,4%.
En France, la prise en charge du cancer est assurée principalement par les hôpitaux publics et par les vingt centres régionaux de lutte contre le cancer, établissements de santé privés à but non lucratif et de caractère hospitalo-universitaire participant au service public hospitalier. La prévention et le dépistage, qui se sont nettement renforcés ces dernières années, sont organisés et financés par les pouvoirs publics et l’assurance maladie.
04/08/2008
www.hopital.fr
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ecaille_de_tortue
En ce moment:
Toujours parler, partager, agir
Bonjour Jean
Désolée, ton post se veut positif, mais donner des statistiques ici n’est pas bienvenu il me semble.
1. Le sujet du magazine, c’est quels sont les soins complémentaires, les expériences positives, celles à développer, à faire connaître…et bien sûr, les stats à ce niveau, ne pourront jamais être bonnes puis qu’il s’agit …de bonnes volontés
2. rappeler des statistiques sur le taux de survie, tout le monde y a droit sur le net dans n’importe quel forum médical…Ce n’est pas le sujet du site car tout patient sait qu’il cherche à savoir sa place dans ces stats et que ça ne convient qu’aux professionnels à un moment donné…et en plus il faut les prendre avec des pincettes (pour avoir fait des stats professionellement, elles sont toujours sujettes à caution : de quelle population parle t-on, quels cancers, quels patients etc…)
3. le "classement" de la France n’a de valeur qu’au regard du nombre de personnes souffrant de cancer. Certains pays sont peut-être moins bons, mais il y a aussi proportionnellement à la population générale moins de cancer…A méditer …
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ecaille_de_tortue
En ce moment:
Toujours parler, partager, agir
Pour Nantes, le Centre Catherine de Sienne, situé et associé aux Nouvelles Cliniques Nantaises, fait bénéficier à ses patients d’un certain nombre de services :
– une socio-esthéticienne est rattachée (je pense à plein temps) au service : elle conseille sur les perruques et foulards pour les persones qui perdent leurs cheveux, et vient visiter les personnes en chimiothérapie pour faire des massages du visage par exemple (je l’attendais toujours avec impatience). Elle donne aussi des conseils pour les soins de la peau.
– une assistante sociale est disponible par téléphone, e-mail, et en rendez-vous pour tout problème lié à la vie sociale et familiale et donne des infos (sur les prêts, etc….) et peut aider à établir une organisation avec le centre de soins. Par exemple, elle a appuyé ma demande pour changer la date hebdomadaire de ma chimio (le mercredi au départ !) auprès des équipes médicales
– deux psychologues accessibles après passage par répondeur : là le bât blesse. Ils ne sont pas accessibles directement. Le passage par répondeur a été un blocage pour moi.
– mise en place d’un livret/classeur d’échanges entre le patient et le service. Ce classeur répertorie tous les services avec les contacts possibles, recense les infos pour le suivi médical…mais en 2007, bien qu’attribué au patient, il n’était pas utilisé par l’équipe médicale. On pouvait y recenser les douleurs que l’on pouvait ressentir avec leur intensité…Mais non consulté par des équipes overbookées, il n’a pas servi à grand chose….
– ce livret m’a été remis lors d’un rendez-vous d’accueil en chimiothérapie. L’infirmière m’a accueillie dans un salon puis mous avons visité les diverses salles de soin et techniques du service de chimio. Une façon de déstresser les patients.
– disponibilité du service médical : mes demandes de renseignement divers par téléphone ont toujours eu une réponse même très tardive (demande le matin, réponse téléphonique du médecin à 21h…) soit par le médecin, soit par le service médical ou le secrétariat.
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marithe69
à part quelques rares hopitaux, le reste des services y compris traitant principalement des patients cancéreux ne sont pas tellement ouverts à toutes ces interventions, cela fait des années que j’ai proposé des interventions avec des techniques de relaxation, massage auprès d’hopitaux qui soit ne m’ont pas répondu, soit m’ont répondu non pour des raisons financières, soit qu’ils avaient déjà un accompagnement des patients alors que dans la réalité les équipes sont débordées , limitées au technique, et consult psy sur rdv, groupes de parole uniquement verbaux… le plan cancer n’a pas changé grand chose dans la réalité de l’accompagnement.
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