Face à la multiplication des études montrant la nocivité de certains composants contenus dans vos cosmétiques, pourquoi ne pas passer aux cosméto bio, voire faire vous-même vos recettes de beauté maison ?
Parabène, sels d’aluminium, dérivés de l’industrie pétrochimique… autant de composants que vous pouvez retrouver dans vos cosmétiques, et qui seraient nocifs pour votre santé. Plusieurs études prouvent que ces composants favoriseraient l’apparition d’allergies, de certains cancers, ou même de la maladie d’Alzheimer. Saviez-vous, par exemple, que les sels d’aluminium contenus dans les déodorants, en s’introduisant dans les micro-lésions laissées par le rasage des aisselles, sont fortement soupçonnés d’augmenter le risque de cancer du sein ? Si l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps), tout en continuant sa veille scientifique, n’a pas jugé utile pour l’instant de s’alarmer et d’interdire ces produits, il vous est possible de votre côté de les devancer. En adoptant des cosméto bio, à base de produits entièrement naturels, vous serez au moins sûre de respecter votre corps et, par la même occasion, l’environnement. Et peut-être mettrez-vous la main à la pâte en les faisant vous-même ? Pour vous y aider, Sophie Macheteau et Vanina Guet vous proposent leurs « 90 recettes de beauté bio à faire soi-même ». Outre leurs recettes à base de produits 100% naturels, vous découvrirez au fil des pages pourquoi certains produits sont toxiques, et par quels produits naturels vous pouvez les remplacer. Par exemple, exit les conservateurs à base de parabènes, on utilise des extraits de pépins de pamplemousse et de la vitamine E naturelle. Du masque cheveux d’ange à la camomille au dentifrice blancheur à la sève de bambou, chaque produit de votre salle de bain trouvera son équivalent en version bio, avec la satisfaction de l’avoir fait vous-même.
Tout est indiqué : où se procurer ces ingrédients, les prix, les difficultés, etc. Pour l’aspect ludique, chaque page est agrémentée d’un zoom ou d’une astuce… alors maintenant, à vous de jouer !
Laurence Jacquin Journaliste Bibliographie :
Sophie Macheteau et Vanina Guet, 90 recettes de beauté bio à faire soi-même, éditions Vigot, 19 €.
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extrait d’article :
"Chassez le chimique, il revient au galop"
Le masque vert est à la mode chez les industriels de la cosmétique. C’est à qui proposera le produit le plus naturel, le plus pur, le plus traditionnel.
– Chez Yves Rocher, les responsables à qui nous avions posé par écrit quatre questions nous ont opposé, malgré plusieurs relances, un silence suspect. La marque usant et abusant du terme «bio», nous avions demandé quel était le pourcentage moyen d’ingrédients bio dans les produits, quel organisme les certifiait comme tels, que signifiait le terme «bio» dans les dénominations de vente comme «aux bio-protéines» ou «aux hormones bio-végétales» (la réponse est probablement «strictement rien» mais faute de retour d’Yves Rocher, on ne peut en être sûr); et enfin nous souhaitions savoir si la marque s’imposait d’autres exigences sur la composition des produits, par exemple l’exclusion de certaines molécules. Là encore, on peut supposer que non, les listes d’ingrédients ne comportant, à première vue, pas moins de composants douteux que celles des autres marques.
– Body Shop affiche aussi une image très nature, par exemple avec des produits à l’huile d’olive biologique (1), ce qui ne l’empêche pas de recourir aux parabens, phénoxyéthanol, EDTA et autres.
– Mais c’est Nuxe qui détient la palme de l’hypocrisie en mentionnant sur les emballages une première liste de composés au-dessus de tout soupçon : miel, thé vert et autre genévrier. Seules les consommatrices les plus averties poursuivront la lecture pour découvrir, en dessous d’un laïus en anglais, la véritable liste d’ingrédients et son cortège de produits chimiques.
– Seule l’Occitane se démarque, sans pour autant proposer de vrais produits bio pour l’instant. Certains composés ont toujours été exclus des formules, comme les libérateurs de formol ou les huiles minérales (sauf comme auxiliaire de technologie à moins de 1%). Phénoxyéthanol et parabens sont, assure un responsable, absents des produits sortis depuis mars dernier et les anciennes références sont reformulées en ce sens. Ceci prend beaucoup de temps et nous en avons encore trouvé sur bon nombre d’étiquettes. À suivre donc. D’une manière générale, toutes les mentions qui tournent autour de la pureté, du végétal, des traditions, les flacons blancs immaculés ou les emballages rustiques ne sont que pur marketing. Quant aux marques qui incorporent des eaux thermales ou minérales, leurs formulations ne se distinguent pas spécialement des autres. Bref, en cosmétique comme en alimentaire, il va falloir s’habituer à lire attentivement les listes d’ingrédients. En espérant que les fabricants suivront l’exemple de Weleda en traduisant en langage courant le sabir latino-anglais imposé par la réglementation.
Fabienne Maleysson
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