D’après un article paru dans Science Daily en juillet 2008, manger une ou plusieurs portions de brocolis par semaine pourrait réduire le risque de cancer de la prostate (l’un des plus courants chez les mâles Occidentaux) et empêcherait les tumeurs de devenir plus agressives.
Pour la première fois, un groupe de recherche de the Institute of Food Research dirigé par le professeur Richard Mithen a expliqué comment les brocolis pourraient réduire le risque de cancer en menant une étude sur des hommes. Jusque là, les hypothèses émises se fondaient sur des expériences sur les animaux.
Au cours de l’étude, deux groupes d’hommes susceptibles de développer un cancer de la prostate ont mangé pour les uns 400g de brocolis ayant un fort taux de glucosinolate, et pour les autres 400g de petits pois par semaine, ajoutés à leur régime habituel pendant un an. Des cellules ont été prélevées sur leur prostate avant le début de l’étude, et après 6 et 12 mois de régimes. L’expression génétique a ensuite été étudiée avec la technologie Affymétrix microarray.
L’expression génétique modulée Il a été démontré que l’expression génétique avait des changements plus conséquents chez les hommes ayant le régime brocoli que chez ceux ayant le régime petits pois, et que ces changements pouvaient être associés à la réduction du risque de développer un cancer, ce qui avait été rapporté par des études épidémiologiques.
Il avait déjà été prouvé que les 50% de la population qui avait le gène GSTM1 gagnaient davantage à manger des brocolis que ceux qui ne l’avaient pas, la présence de ce gène ayant un effet important sur le changement de l’expression génétique provoqué par la consommation de brocolis.
Quelques portions par semaine changent tout Les études d’observation précédentes avaient montré que les régimes riches en légumes crucifères pouvaient réduire le risque de cancer de la prostate et d’autres maladies chroniques, mais ne fournissaient pas d’explication sur la manière dont cela se passait. Les expériences sur les animaux ont fourni ces explications, mais ces études sont habituellement menées à de telles doses qu’elles ne pourraient pas être appliquées à un régime alimentaire humain classique.
Les résultats montrent que des quantités relativement faibles de légumes crucifères dans l’alimentation (quelques portions par semaine) tels que les brocolis, les choux de Bruxelles, le chou-fleur, le chou, le cresson, le chou frisé, le radis ou le wasabi peuvent avoir de larges effets sur l’expression génétique en changeant le chemin de transmission des cellules. Ces chemins de transmission sont des routes par lesquelles l’information est transmise à travers une cascade moléculaire qui amplifie le signal vers le noyau de la cellule où l’expression génétique intervient.
Une équipe de chercheurs de Norwich a planifié une étude avec des hommes ayant un cancer de la prostate afin de comparer les effets du brocoli standard avec ceux de la variété spécifique possédant un fort taux de glucosinolate utilisés dans l’étude précédente.
« Les autres fruits et légumes peuvent aussi réduire le risque de cancer de la prostate en utilisant d’autres mécanismes » a expliqué le professeur Mithen, « une fois que nous l’avons compris, nous pouvons fournir de meilleurs conseils diététiques dans lesquels les combinaisons de fruits et légumes sont à même d’être particulièrement bénéfiques. En attendant, manger deux ou trois portions de légumes crucifères par semaine, et même plus si vous n’avez pas le gène GSTM1, doit être encouragé. »
Laurence Jacquin Journaliste
Photo : gbrundin – istockphoto.com
L’expression génétique désigne le processus biochimique par lequel l’information héréditaire stockée dans un gène est lue pour aboutir à la fabrication de molécules qui auront un rôle actif dans le fonctionnement cellulaire, comme les protéines ou les ARN.
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mistral84
Chez nous, quand on fait les courses, on n’oublie plus de mettre des choux (tantôt l’un ou tantôt l’autre) dans le caddy. C’est important de prendre soin de soi……
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lgp
On sait que les allemands consomment beaucoup de légumes de la famille des crucifères ( Weis- Spitz- et surtout Rot-Kohl, Weisser- Grüner-blumenkohl, Wirsing, Brokkoli, Kohlrabi(espèce d’hybride de navet et choux) Sauerkraut,)en préparation cuite ou crue…
Il serait marrant de rechercher si les hommes allemands sont moins touchés par le cancer de la prostate (toute autre partie égale) que le reste de la population mâle européenne!
😉
lgp
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petite-plume
Hello Igp,
même idée pour les alsaciens 😉
D’ailleurs la France est super intéressante à étudier en raison de la diversité de ses habitudes régionales.
C’est une représentation à petite échelle de diverses cultures européennes.
Je sais que mes grands-parents maternels, du sud-ouest, ont vécu allègrement jusqu’à 80 ans passé. Mon grand-père avait l’habitude de manger tous les matins du pain avec des "aillets" (ail frais) et ma grand-mère nous disait "il faut manger de tout un peu" pour être en bonne santé.
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