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« Entre le jour où j’ai découvert ma boule dans le sein et le premier
examen, j’ai dû attendre 3 mois », déplore Marie, atteinte d’un cancer du
sein. Devant ce constat alarmant et particulièrement anxiogène pour les
patientes, les établissements de soin, qu’ils soient publics ou privés, ont
relevé les manches pour raccourcir les délais et offrir une prise en charge
globale aux patientes.
Zoom sur ces structures pas tout à fait comme les autres.
Première en France, l’Institut Gustave Roussy (IGR, Villejuif) a mis en place, en 2004, une consultation de diagnostic en un jour, multidisciplinaire, et novatrice pour les femmes ayant une suspicion de cancer du sein.
« Ce type de consultation permet en une seule journée de rencontrer les spécialistes un par un : oncologue, radiologue, pathologiste et chirurgien, et de faire tous les examens nécessaires », explique le Dr Suzette Delaloge, oncologue, coordinatrice du groupe de pathologie mammaire à l’Institut Gustave Roussy.
Pour que la journée soit moins longue, deux «Dames en rose », bénévoles, veillent sur les patientes, leur proposant de participer à des ateliers entre deux examens. Et au moindre problème, un psychologue est prêt à intervenir. Au cours de la journée, l’équipe se réunira pour discuter des meilleurs traitements à proposer à la patiente qui repartira le soir même avec son diagnostic (négatif pour 50 % d’entre elles) et le planning de ses rendez-vous. Cette consultation, qui a lieu tous les lundis, a fait des émules.
En janvier 2008, s’ouvrait au Centre Henri-Becquerel la première Journée de Consultation Sein. Chaque mardi, 10 patientes adressées par leur médecin de ville pour une anomalie mammaire, sont reçues au Centre pour un diagnostic rapide et une prise en charge thérapeutique établis le jour même. Dernière en date, l’Institut du sein Henri Hartmann, une structure libérale, ouvrait ses portes fin juin. « Le dépistage de plus en plus précoce et les progrès médicaux accomplis ces dix dernières années ont permis de nettement améliorer le pronostic du cancer », rappelle le Dr Jean-Michel Vannetzel, son président.
« Mais ce n’est pas suffisant ; le défi que doivent relever nos disciplines, c’est désormais celui de la cohésion de tous les protagonistes, d’une prise en charge globale, fluide et plus humaine de la patiente. Ici, avant de traiter une pathologie, nous soignons des femmes : du dépistage à l’intervention, en passant par la prise en charge psychologique jusqu’à la reconstruction, tous les spécialistes qui interviennent, agissent en équipe au service de la guérison des patientes ». Presque du « sur-mesure » qui ne semble par ailleurs pas plus coûteux à la patiente.
Céline Dufranc Journaliste Photo:© endostock – Fotolia.com
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Première consultation du sein ultra rapide à l’IGR
Ma chimiothérapie a été programmée seulement 15 jours après.
Je peux témoigner que cette rapidité d’action m’a complètement rassurée malgré le grade avancé (trois) de ma tumeur. Je suis très reconnaissante de l’efficacité d’action de l’IGR et à ma gynécologue qui n’a pas hésité à prendre son téléphone.