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Cancer cutané : Soleil, tu n’auras pas ma peau

Posté le 03/07/2008 par celine arobaz Envoyer par mail

 

Cancer cutané : Soleil, tu n'auras pas ma peau

9 Français sur 10 désignent l’exposition solaire comme principale responsable de l’apparition des cancers de la peau. Pourtant, jamais les cancers de la peau n’ont été aussi nombreux. Prévention et protection doivent donc être au programme des vacances. Petite piqûre de rappel avant la plage.

Malgré le battage médiatique qui est fait autour des dangers du soleil et la Journée Nationale de Prévention et de Dépistage organisée chaque année au mois de mai par le Syndicat des dermatologues, le nombre de mélanomes continue d¹augmenter : 70 000 cas nouveaux de cancers de la peau sont détectés (carcinomes et mélanomes cumulés), parmi lesquels environ 7000 sont des mélanomes qui provoquent annuellement près de 1 500 décès. C’est  d’autant plus regrettable que ces cancers, faciles à diagnostiquer précocement car visibles à l’oeil nu, sont évitables grâce à quelques précautions. Précautions qui ne font pas l¹unanimité puisque seulement 56 % de la population affirme appliquer de la crème solaire, 48 % porter un chapeau ou une casquette et un peu plus de 25 % reconnaît porter des lunettes, rechercher l¹ombre pour se protéger au moment où le soleil est le plus dangereux (entre 11h et 16h). Champions de la négligence, les 15-24 ans qui ne prennent aucune précaution !

Vos grains de beauté à la loupe


A tout âge, certains gestes doivent devenir des habitudes, adoptez la règle de l’ABCDE : faites régulièrement l¹examen complet de vos grains de beauté pour repérer d’éventuelles modifications ou l’apparition de taches noires. Demandez à quelqu¹un de votre entourage d’examiner les zones inaccessibles (crâne, dos, arrière des jambes)

Voici les signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille :

A – pour forme asymétrique

B – pour bords irréguliers

C – pour couleur, méfiez-vous des zones dépigmentées, des tâches grises, rouges ou bleues.

D – pour diamètre (attention à la tache si elle fait plus de 6 mm).

E – pour évolution (tout changement d’aspect, même minime, doit vous alerter).

Attention, cette règle de l’Abécédaire ne concerne pas seulement les grains de beauté existants. Toute apparition soudaine anormale doit vous amener à consulter un dermatologue qui pourra effectuer une ablation au besoin.

A croire que l’information a vraiment du mal à passer.


La prudence, cela commence au berceau ! Pas d’exposition solaire avant un an, la peau des chérubins étant particulièrement vulnérable et la crème solaire ne suffisant pas. Ensuite, comme on sait que les coups de soleil répétés  pendant l’enfance font le nid des mélanomes à l’âge adulte, pas d’exposition quand le soleil est au zénith (entre 11 et 16h) et protection renforcée, des pieds à la tête : vêtements légers, short, tee-shirt, chapeau à large bord, lunettes avec filtre UV aux normes « CE » et crème solaire à indice de protection élevé, minimum 30, anti UVA et UVB, en fonction de votre phototype, que vous appliquerez toutes les deux heures, après chaque baignade.  Ainsi, vous serez paré pour profiter des plaisirs et des bienfaits du soleil, sans « bronzer idiot » ! Bonnes vacances !

Céline Dufranc
Journaliste
Photo: © domi4243 – Fotolia.com

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par celine
Posté par Pierre Carnicelli le 03/07/2008 15:03
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Bonzage et rayons indirects.

 

Cet article est vraiment édifiant et il serait très intéressant que ce genre de renseignements soit du genre : "Éducation obligatoire".
Je ne sais pas vraiment sous quelle forme mais pourquoi pas à l’école, pendant les dernière semaines avant les vacances. Pourquoi ne pas envisager de le mettre au programme des écoles primaires par exemple (si ce n’est pas déjà fait)…

Je voudrai ajouter que pour les nourrissons, les mettre sous le parasol ne suffit pas au bord de la mer et pour les autres non plus d’ailleurs !
Car le soleil se réfléchit sur le sable et par la mer. La réverbération est très dangereuse !
J’ai vu en Corse d’où je viens nombres de Bébé qui se retrouve brulés l’été à) l’hôpital d’Ajaccio… Et à Marseille aussi…
Parisiens, gens du Nord (de la Loire) vous avez le soleil au fond du coeur, mais n’oubliez pas que le soleil du midi est fort ! 🙂
Bien à vous.
Pierre
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Posté par marielea le 04/07/2008 12:00
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vitamine D

 

POUR INFO et avac bibliographie: et comme toujours tempérer les excés!

LaNutrition.fr, le 02/07/2008
"Les mauvais conseils de l’Institut du Cancer"
"Eviter le soleil entre midi et seize heures, se tartiner de crèmes : les conseils anti-cancer de l’Institut National du Cancer entretiennent à tort la phobie du soleil. "Thierry Souccar

La recommandation faite aux Français par l’Institut national du cancer (INCa) d’éviter cet été le soleil et de se tartiner de crèmes est l’exemple parfait de médecine réductive qui mérite de figurer dans le hit parade des mauvais conseils de santé publique. Partant du principe que « le soleil provoque des cancers de la peau », l’INCa recommande de ne pas se mettre au soleil entre 12 et 16 heures et d’appliquer de la crème solaire sur les parties exposées du corps. S’il est incontestable que le rayonnement ultraviolet a une part de responsabilité dans le risque de cancers de la peau, l’histoire est comme souvent en biologie trop complexe pour s’accommoder de messages trop simples pour ne pas dire simplistes.

Dans les années 1980, les Dr Franck et Cedric Garland, deux médecins épidémiologistes enquêtant sur les cancers de la peau dans la marine américaine ont stupéfait le monde scientifique en montrant contre toute attente que c’était chez les sous-mariniers que l’on rencontrait les taux les plus élevés de cancers de la peau. Depuis, les frères Garland ont montré que de très nombreux cancers, dont ceux de la peau, sont moins fréquents à mesure que l’on se rapproche de l’équateur. Il ne fait aujourd’hui plus de doute que l’exposition chronique et modérée au soleil active la synthèse de vitamine D, qui constitue une protection puissante contre le cancer. En août 2006, Cedric Garland a publié une étude montrant que l’exposition au rayonnement solaire prévient 16 types différents de cancers. [1] Même dans le mélanome, qui est la forme de cancer de la peau la plus agressive, les taux de survie sont plus grands chez les patients qui rapportent s’être exposés au soleil dans le passé. [2] Non, décidément rien n’est simple.

D’un excès à l’autre

La phobie du soleil est née chez certains dermatologues vers la fin des années 1970, alarmés qu’ils étaient par la mode du toasting. C’est alors qu’on a basculé d’un excès à l’autre, sous la pression amicale des fabricants de cosmétiques. Dans les années 1980, les dermatologues ont fait la promotion de l’écran dit « total » toute l’année et de l’usage massif des écrans solaires l’été. Pourtant, jusqu’à une date récente, ces produits n’étaient efficaces que contre les rayons UVB, laissant la peau à la merci des rayons UVA (en cause dans le mélanome) sans le signal d’alarme que constitue le coup de soleil. Il n’existe à l’heure actuelle aucune preuve ‘autre que chez l’animal) que les écrans solaires réduisent le risque de cancer de la peau et il est possible que l’usage inconsidéré d’écrans solaires ait favorisé ces cancers.[3] Aujourd’hui encore, alors que les filtres modernes sont plus efficaces sur les UVA, leur sécurité reste néanmoins douteuse. Des études ont montré qu’ils sont à l’origine de radicaux libres – des particules particulièrement toxiques pour nos cellules. Par ailleurs l’usage extensif de crèmes solaires, les applications répétées font pénétrer dans l’organisme des composés parfois indésirables comme l’aluminium ou encore des composés qui miment les hormones femelles, sans compter qu’ils peuvent empêcher la synthèse de vitamine D.
Il y a quelques années, ces mêmes dermatologues ont mené une croisade quasi paranoïaque contre l’exposition au soleil « en été aux heures chaudes ». Il en reste de profondes traces dans les communiqués de l’Institut national du cancer. Pourtant, les messages anti-soleil et les campagnes de sensibilisation n’ont pas permis de réduire les cancers de la peau. Plus inquiétant, de la même manière que la promotion des écrans solaires est soupçonnée d’avoir alimenté l’épidémie de cancers de la peau, celle de l’évitement du soleil pourrait accroître l’incidence de cancers de tous types en privant l’organisme de son protecteur qu’est la vitamine D.

N’ayez pas peur du soleil

Les Français ne peuvent pas synthétiser de vitamine D entre la fin du mois d’octobre et celle du mois de mars en raison de la longueur d’ondes du rayonnement UVB pendant cette période. La moitié de la forme de vitamine D que nous mettons en réserve est éliminée en trois semaines, et nous sommes tous en déficit à partir de novembre, les taux les plus bas se rencontrant en février. Les mois d’été constituent une occasion unique de s’assurer de meilleures réserves. Ceci peut être fait en exposant son corps dénudé tous les jours à la mi-journée pendant une vingtaine de minutes, sans écran solaire, le visage protégé par un chapeau. A midi au soleil d’été, on peut ainsi produire 1500 UI de vitamine D rien qu’en exposant 10 à 20% de son corps comme le torse, le dos, les bras. Il faut ensuite, et nous sommes là d’accord avec l’INCa, éviter les expositions dites « récréatives » (le bronzage comme but ultime), porter vêtements et chapeau, rechercher l’ombre. En revanche, nous déconseillons l’usage systématique de crèmes solaires. A partir d’octobre-novembre, des suppléments de vitamine D sont recommandés. On peut aussi en hiver s’exposer régulièrement aux UV dans les salons spécialisés en respectant les règles de modération et de prudence (pas plus de 15 à 20 minutes par séance).
Du soleil chaque jour en été, pas d’écrans solaires sauf absolue nécessité (exposition prolongée inévitable comme le plaisancier sur son bateau ou l’agriculteur dans son champ), des suppléments de vitamine D ou des séances d’UV en hiver : ce ne sont pas tout à fait les recommandations de l’Institut du cancer, mais il apparaît aujourd’hui que les bénéfices d’une exposition régulière et raisonnable au rayonnement UV dépassent largement les risques qui lui sont associés.[4]


[1] Grant WB, Garland CF.The association of solar ultraviolet B (UVB) with reducing risk of cancer: multifactorial ecologic analysis of geographic variation in age-adjusted cancer mortality rates. Anticancer Res. 2006 Jul-Aug;26(4A):2687-99.
[2] Nürnberg B, Schadendorf D, Gärtner B, Pföhler C, Herrmann W, Tilgen W, Reichrath J. Progression of malignant melanoma is associated with reduced 25-hydroxyvitamin D serum levels. Exp Dermatol. 2008 Jul;17(7):627.
[3] Gorham ED, Mohr SB, Garland CF, Chaplin G, Garland FC. Do sunscreens increase risk of melanoma in populations residing at higher
latitudes? Ann Epidemiol. 2007 Dec;17(12):956-63.
[4] Grant WB, Garland CF. The health benefits of vitamin D greatly outweigh the health risks. Bioessays. 2008 May;30(5):506-7; author reply 510-1.




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