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«Des lueurs qui nous permettent d’espérer», par Bernard Giraudeau
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TEMOIGNAGE TOUCHANT
Bonjour! quel texte plein de force et tellement parlant pour nous!
J’ai surtout retenu cette phrase :" Mais aucune molécule ne nous guérira, n’endiguera l’épidémie des pathologies s’il n’y a pas l’abnégation des chercheurs, des médecins, leurs regards sur la maladie mais surtout une meilleure connaissance du malade, de sa vie, de son terrain, de son rythme biologique, de son unicité."
M.Giraudeau, il n’est pas si loin le temps où mes amies et moi, nous vous regardions avec tendresse, dans le "RUFFIAN" avec M. VENTURA!! quel merveilleux parcours que le vôtre! un grand merci pour votre investissement! nous sommes tous prêts à vous emboiter le pas pour faire avancer ce combat! MARIELEA
J’ai surtout retenu cette phrase :" Mais aucune molécule ne nous guérira, n’endiguera l’épidémie des pathologies s’il n’y a pas l’abnégation des chercheurs, des médecins, leurs regards sur la maladie mais surtout une meilleure connaissance du malade, de sa vie, de son terrain, de son rythme biologique, de son unicité."
M.Giraudeau, il n’est pas si loin le temps où mes amies et moi, nous vous regardions avec tendresse, dans le "RUFFIAN" avec M. VENTURA!! quel merveilleux parcours que le vôtre! un grand merci pour votre investissement! nous sommes tous prêts à vous emboiter le pas pour faire avancer ce combat! MARIELEA
vous m’avez fais pleurer
Bonjour Bernard,
Oui vous m’avez fais pleurer, parceque vous partez de vous en 1er lieu,cela m’a touché. Partir de l’ëtre humainqui est global, car nous faisons partie d’un ensemble ,une CHAÏNE HUMAINE…Chaque patient avec chaque medecin.Mon oncologue(je me l’appropie!)est quelqu’un de très réservé, je pense…bien que je le fasse rire,je dis ce que j’ai à dire,les moyens que je prends pour me soulager,lorsque j’ai mal à la main,(je n’aiplus de ganglions sous le bras droit) espérant que il va m’entendre…ou pûtôt cliquer lorsqu’il va rencontrer une patiente ,qui elle aussi aura le même genre de douleur!!!Est-ce de l’utopie de ma part ou de la foi pure?
Car si je me fie à son expression,il s’en fou!
Peut-être est-ce aussi juste une goutte de l’océan!
Voyez-vous ,mon medecin de famille une femme,avait oublié de me dire que,oui l’hormonothérapie était dangereuse pour moi(une de mes tantes est décédée du cancer du sein) oui, j’avais une masse au sein???c’est de moi-même que j’ai appellé le centre de radiologie!
Je n’ai trouvée le courage de retourner voire cette femme que pour lui dire calmememnt,qu’il y avait quelques petites choses qu’elle avait oublié de me dirent.
Bien entendu elle n’a rien reconnu,la seule chose que je me suis dis
pour avoir le courage de parler,c’est il y a d’autres femmes qui vont aller la voire.
Pensez-vous sérieusement qu’elle a reconnu son erreur?bien sûre que non…Je me suis servie de cela pour lâcher-prise .J’espère qu’elle va penser à ses patientes!
Je suis Française mais je vis au Québecv…et le système de santé est très différend.
Je crois toujours qu’il peut y avoir des changements à partir du moment ou chacun personnellement se sent concerné
Sophie
Oui vous m’avez fais pleurer, parceque vous partez de vous en 1er lieu,cela m’a touché. Partir de l’ëtre humainqui est global, car nous faisons partie d’un ensemble ,une CHAÏNE HUMAINE…Chaque patient avec chaque medecin.Mon oncologue(je me l’appropie!)est quelqu’un de très réservé, je pense…bien que je le fasse rire,je dis ce que j’ai à dire,les moyens que je prends pour me soulager,lorsque j’ai mal à la main,(je n’aiplus de ganglions sous le bras droit) espérant que il va m’entendre…ou pûtôt cliquer lorsqu’il va rencontrer une patiente ,qui elle aussi aura le même genre de douleur!!!Est-ce de l’utopie de ma part ou de la foi pure?
Car si je me fie à son expression,il s’en fou!
Peut-être est-ce aussi juste une goutte de l’océan!
Voyez-vous ,mon medecin de famille une femme,avait oublié de me dire que,oui l’hormonothérapie était dangereuse pour moi(une de mes tantes est décédée du cancer du sein) oui, j’avais une masse au sein???c’est de moi-même que j’ai appellé le centre de radiologie!
Je n’ai trouvée le courage de retourner voire cette femme que pour lui dire calmememnt,qu’il y avait quelques petites choses qu’elle avait oublié de me dirent.
Bien entendu elle n’a rien reconnu,la seule chose que je me suis dis
pour avoir le courage de parler,c’est il y a d’autres femmes qui vont aller la voire.
Pensez-vous sérieusement qu’elle a reconnu son erreur?bien sûre que non…Je me suis servie de cela pour lâcher-prise .J’espère qu’elle va penser à ses patientes!
Je suis Française mais je vis au Québecv…et le système de santé est très différend.
Je crois toujours qu’il peut y avoir des changements à partir du moment ou chacun personnellement se sent concerné
Sophie
La lettre de Bernard Giraudeau
Merci Monsieur Giraudau pour ces lignes pleines d’espoir et de "sens de l’humain" !
Je souligne tout spécialiement une phrase (même si toutes sont fortes) :
"La médecine ne devrait avoir aucun préjugé et nous sommes tous d’accord qu’elle en a encore beaucoup".
Bien à vous.
Je souligne tout spécialiement une phrase (même si toutes sont fortes) :
"La médecine ne devrait avoir aucun préjugé et nous sommes tous d’accord qu’elle en a encore beaucoup".
Bien à vous.
MERCI
Bonjour,
Ah, chouette encore un artiste qui met sa sensibilité et sa notoriété au service du bien d’autrui, c’est bien précieux.
Moi je suis médecin et je déplore bien l’évolution complétement technicisée de notre pratique médicale. Technicisée non pas par la technique spécialement mais par la façon dont on l’organise aussi bien dans la relation que dans la pensée que dans le reste. Il y a dans tout une pratique répétitive de technicien ou bien une élaboration qui tient compte de ce qui se présente de façon sensible et qui est artistique; créative. Je suis belge. En belgique, fait unique en europe je pense et peut-etre dans le monde, nous sommes diplomés médecin chirurgien et accoucheur en art de guérir et pas en technique de distributeur automatique de soins; et bien ce serait bien que cela revienne à cela pour tous, médecins, citoyens et patients.
Merci encore de votre témoignage et de votre démarche.
axelle wouters.
Ah, chouette encore un artiste qui met sa sensibilité et sa notoriété au service du bien d’autrui, c’est bien précieux.
Moi je suis médecin et je déplore bien l’évolution complétement technicisée de notre pratique médicale. Technicisée non pas par la technique spécialement mais par la façon dont on l’organise aussi bien dans la relation que dans la pensée que dans le reste. Il y a dans tout une pratique répétitive de technicien ou bien une élaboration qui tient compte de ce qui se présente de façon sensible et qui est artistique; créative. Je suis belge. En belgique, fait unique en europe je pense et peut-etre dans le monde, nous sommes diplomés médecin chirurgien et accoucheur en art de guérir et pas en technique de distributeur automatique de soins; et bien ce serait bien que cela revienne à cela pour tous, médecins, citoyens et patients.
Merci encore de votre témoignage et de votre démarche.
axelle wouters.
un appel à Bernard gireaudeau
merci Bernard nous sommes touchées car entièrement d’accord avec tout ce que vous dites, votre article est des plus humains et ça fait du bien.. car le problème dans cette maladie c’est la prise en charge humaine qui manque pour 80% des français.. et disons que 30% n’y ont absolument pas accès..! sans rang social les délais de RV sont extrêmement longs, pas d’accès aux meilleurs traitements, meilleurs examens et bien sûr meilleurs cancérologues – et dans les grands instituts de cancer que nous connaissons bien il faut en prime affronter l’irrespect, l’impudeur, la froideur (pour un petit patient sans nom quelle galère !) SI LA PRISE EN CHARGE N EST PAS ADAPTEE POUR DE NOMBREUX FRANCAIS QUELLE GUERISON ESPERER ???? ALORS SVP BERNARD REJOIGNEZ NOUS et DEMANDER L EGALITE SES SOINS POUR TOUS ET TOUTES QUELS QUE SOIENT LE RANG SOCIAL L AGE LE SEXE LA NATIONALITE ET LE RESPECT DE LA DIGNITE POUR TOUS ET TOUTES. MERCI A VOUS. un groupe d’amies soignantes et soignées.
égalité des soins
bonjour Marynal,
Je pense que c’est un peu un fantasme de croire que l’on sera mieux soigné parce que l’on va dans les "grands" centres pour être pris en charge par les "meilleurs" ou les plus prestigieux cancérologues, quelquefois il est vrai imbus de leur notoriété ; quand j’ai été confrontée à la maladie, ma meilleure amie m’a presque suppliée d’aller me faire soigner dans l’Institut Régional le plus proche, très réputé certes ; avant de prendre ma décision j’ai rencontré puis choisi une équipe de proximité, et j’ai trouvé des soins rapides, de qualité, le tout avec beaucoup d’humanité et d’écoute (peut-être aussi parce que j’engage toujours la communication sans complexe et ne me laisse pas intimider par les médecins, fussent-ils des grands "pontes" ; que je demande toujours à comprendre – comme Sylviart – et "négocie" toujours mon traitement ; mais peut-être aussi que, de ce point de vue, notre personnalité fait que nous ne sommes pas égaux devant la maladie).
Les équipes médicales des "petits" centres communiquent en permanence avec les centres régionaux pour décider des protocoles de soins ; il y a des « rencontres au sommet », un partenariat rassurant (par exemple avant mon intervention chirurgicale, je suis allée faire une scintigraphie au CHR le plus adapté, et au moment de l’opération le chirurgien communiquait avec le centre de radiologie). Je ne regrette pas mon choix, mais je ne dis pas que cet exemple peut être généralisé.
J’ai aussi rencontré, dans d’autres circonstances, des chefs de service de haut niveau et d’une très grande humanité.
AnIscadore
Je pense que c’est un peu un fantasme de croire que l’on sera mieux soigné parce que l’on va dans les "grands" centres pour être pris en charge par les "meilleurs" ou les plus prestigieux cancérologues, quelquefois il est vrai imbus de leur notoriété ; quand j’ai été confrontée à la maladie, ma meilleure amie m’a presque suppliée d’aller me faire soigner dans l’Institut Régional le plus proche, très réputé certes ; avant de prendre ma décision j’ai rencontré puis choisi une équipe de proximité, et j’ai trouvé des soins rapides, de qualité, le tout avec beaucoup d’humanité et d’écoute (peut-être aussi parce que j’engage toujours la communication sans complexe et ne me laisse pas intimider par les médecins, fussent-ils des grands "pontes" ; que je demande toujours à comprendre – comme Sylviart – et "négocie" toujours mon traitement ; mais peut-être aussi que, de ce point de vue, notre personnalité fait que nous ne sommes pas égaux devant la maladie).
Les équipes médicales des "petits" centres communiquent en permanence avec les centres régionaux pour décider des protocoles de soins ; il y a des « rencontres au sommet », un partenariat rassurant (par exemple avant mon intervention chirurgicale, je suis allée faire une scintigraphie au CHR le plus adapté, et au moment de l’opération le chirurgien communiquait avec le centre de radiologie). Je ne regrette pas mon choix, mais je ne dis pas que cet exemple peut être généralisé.
J’ai aussi rencontré, dans d’autres circonstances, des chefs de service de haut niveau et d’une très grande humanité.
AnIscadore
résonnances
un enchaînement de circonstances m’ont fait rejoindre la communauté du site (ou des coïncidences telles que les définit "La prophétie des Andes") : j’étais passée en urgence chez mon médecin homéopathe, et dans la salle d’attente étaient affichées deux billets ; le premier annonçait une conférence de DSS près de chez moi, et j’y ai assisté, ce qui m’a décidé ; le deuxième, c’était une citation si forte que je l’ai apprise par coeur pour bien l’intégrer "Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre.
Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de CROISSANCE que peut être cette maladie."
Votre témoignage active cette résonnance, et je voulais la faire vibrer jusqu’à vous.
Avec toute mon amitié à vous qui faites partie depuis longtemps de mon paysage.
AnneIscadore
Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de CROISSANCE que peut être cette maladie."
Votre témoignage active cette résonnance, et je voulais la faire vibrer jusqu’à vous.
Avec toute mon amitié à vous qui faites partie depuis longtemps de mon paysage.
AnneIscadore
Bravo!
Merci, Bernard, de ce long texte qui sonne si juste!
Je souhaiterais ajouter une phrase d’Hélène Trocmé-Fabre (J’apprends donc je suis" Ed: Organisation paru au début des années 80)
"L’occident a jusqu’ici, cruellement manqué de passerelles entre savoir et savoir être, entre réalité et imaginaire, entre émotion et expression, entre monde estérieur et monde intérieur".
Bravo pour avoir construit une passerelle supplémentaire!
Nootsi
Je souhaiterais ajouter une phrase d’Hélène Trocmé-Fabre (J’apprends donc je suis" Ed: Organisation paru au début des années 80)
"L’occident a jusqu’ici, cruellement manqué de passerelles entre savoir et savoir être, entre réalité et imaginaire, entre émotion et expression, entre monde estérieur et monde intérieur".
Bravo pour avoir construit une passerelle supplémentaire!
Nootsi
Merci de votre précieux témoignage
Bernard,
Je viens depuis peu sur le site, étant concernée moi-même par la maladie depuis quelques mois et je voulais vous dire que je me suis retrouvée dans certaines de vos phrases notamment quand vous dites que ce n’est pas une guerre ce cancer parce qu’il est en nous. C’est notre corps…Je n’ai jamais ressenti de révolte ni de colère. Une fois que le diagnostic était là, j’ai eu besoin de m’informer beaucoup à chaque étape et d’essayer de répondre aux besoins du moment de mon corps et de mon esprit(notamment des séances quotidiennes de sophrologie et un changement dans mon alimentation). Je suis médecin mais ma maladie m’a sans doute appris plus sur moi-même en cinq mois que toutes ces années de médecine conventionnelle….Je chemine lentement mais surement à présent, me sentant beaucoup plus sereine, débarrassée des petits soucis quotidiens. J’apprécie tous les jours un peu plus mes enfants, mon mari, mes amis….Le cancer peut aussi amener des cadeaux….Un de ceux-ci sera votre livre que je vais lire tout prochainement…Encore merci.
Je viens depuis peu sur le site, étant concernée moi-même par la maladie depuis quelques mois et je voulais vous dire que je me suis retrouvée dans certaines de vos phrases notamment quand vous dites que ce n’est pas une guerre ce cancer parce qu’il est en nous. C’est notre corps…Je n’ai jamais ressenti de révolte ni de colère. Une fois que le diagnostic était là, j’ai eu besoin de m’informer beaucoup à chaque étape et d’essayer de répondre aux besoins du moment de mon corps et de mon esprit(notamment des séances quotidiennes de sophrologie et un changement dans mon alimentation). Je suis médecin mais ma maladie m’a sans doute appris plus sur moi-même en cinq mois que toutes ces années de médecine conventionnelle….Je chemine lentement mais surement à présent, me sentant beaucoup plus sereine, débarrassée des petits soucis quotidiens. J’apprécie tous les jours un peu plus mes enfants, mon mari, mes amis….Le cancer peut aussi amener des cadeaux….Un de ceux-ci sera votre livre que je vais lire tout prochainement…Encore merci.
cadeaux du cancer
j’adhère tout à fait à votre message janvillia.
comme je l’ai dit, on se découvre différents et on vit les choses avec plus d’intensité. on observe plus ce qui est à notre portée et je suis ravie d’avoir eu cette expérience à 46 ans car je vais vivre mieux et plus longtemps. il faut juste prendre les bonnes décisions lors du diag.
sylviane
comme je l’ai dit, on se découvre différents et on vit les choses avec plus d’intensité. on observe plus ce qui est à notre portée et je suis ravie d’avoir eu cette expérience à 46 ans car je vais vivre mieux et plus longtemps. il faut juste prendre les bonnes décisions lors du diag.
sylviane

Merci Bernard
Je crois aux synchronicités : c’est en 2000 que vous avez eu connaissance de votre maladie, tout comme David de sa récidive.
Et vous vous retrouvez mainetnant, ensemble, dans ce combat.
Et si tout cela avait un sens ?
Vers plus d’humanité, plus d’entre_aide, et un changement de société ?
Voilà une bonne raison de vivre !
Petite Plume
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