Quelques précautions simples peuvent faciliter le quotidien. Santé buccale, alimentation, poids.. le bonne gestion de quelques paramètres est susceptible d’éviter quelques difficultés inhérentes aux traitements. Vous aussi, partagez avec nous ce qui vous aide au quotidien.
1/ Avoir une bouche saine Les traitements (surtout la chimiothérapie) pouvant déséquilibrer la flore naturelle de la bouche, il s’ensuit souvent des problèmes qui touchent les gencives (aphtes, ulcérations, mûcite, gingivites), la salive et les dents. C’est pourquoi il peut être très utile de faire un bilan et un détartrage, et de veiller à avoir une bonne hygiène buccale, conseille le Dr Blanche Rosenblum-Beer-Gabel, dentiste. « Très souvent la chimiothérapie favorise les nausées et les vomissements. Toute acidité a une action destructrice sur les tissus dentaires. Il faut être très vigilant à sa méthode de brossage. Utiliser des dentifrices au fluor ou des dentifrices de nuit, plus fortement dosés en fluor . Si les gencives sont douloureuses, vous pouvez utiliser un dentifrice salé. Il peut s’utiliser en brossage et en massage des gencives. Ne pas hésiter à utiliser des bains de bouche, mais sur de courtes périodes car sur plus de 10 jours il peut y avoir des modifications de la flore bactérienne et donc un effet contraire à l’effet recherché. En cas d’irradiation de la face, il faut prévoir avec son cancérologue de faire fabriquer, après prise d’empreintes, des gouttières de protection. Ces gouttières permettront au patient de faire tous les jours des applications de fluor pour préserver les dents saines»
2/ Mangez comme vous le « sentez » La chimiothérapie est fatigante : le traitement consomme de l’énergie. Plus que jamais, adoptez une alimentation équilibrée, au moins cinq portions de fruits et légumes par jour. Forcez sur les protéines et préférez le poisson à la viande, le thé vert à l’alcool et au thé noir, les léguminueuses et les céréales plutôt que le riz, pain et pâtes blanches. Aussi souvent que possible, partagez le repas avec ceux qui vous entourent, mangez tout ce dont vous avez envie, et surtout, ce qui « passe » (les plats froids ou tièdes « passent » souvent mieux que les plats chauds). Fractionnez vos repas, prenez des collations, adaptez les portions à votre appétit. Ne vous polarisez pas sur des idées toutes faites : si pendant un certain temps, vous avez une préférence pour les aliments salés ou sucrés et qu’un jour, vous n’avez envie que de glaces (en cas d’inflammation de votre bouche), ne vous en privez pas, c’est beaucoup mieux que de ne pas manger du tout.
3/ Conserver, autant que possible, un poids normal Il faut prendre comme repère votre poids habituel, celui d’avant la maladie. Se peser 1 à 2 fois par semaine, à la même heure, habillé de la même manière. En cas d’amaigrissement, augmentez les apports caloriques en consommant davantage les aliments riches en protéines (œufs bio, viandes et poissons, céréales). Une astuce pour enrichir vos potages, purées…, de la gelée de fruits, ou de la poudre de protéine pure, vendue en pharmacie. Si la perte de poids atteint 10%, vous êtes dénutri. Il est donc nécessaire d’en parler à son médecin.
4/ Maintenez une activité physique (même légère !) Si vous n’êtes pas trop fatigué, ou entre les séances, essayez de faire un peu de sport régulièrement (marche, natation, vélo, gym-maison).
5/ Prenez le temps, respirez.. A jeun, le matin, buvez un ou deux grands verres d’eau ou de jus de fruits frais. Massez votre abdomen dans le sens des aiguilles d’une montre, cela stimule le transit intestinal, ainsi que la plante de vos pieds. Et surtout, apprenez à respirer ! Car la vie, c’est d’abord le souffle. Allongez-vous sur le dos et posez vos deux mains sur votre ventre. Observez ce qui se passe. Sentez-vous les mouvements d’expansion et de rétractation ? Inspirez 5 secondes, expirez plus longuement… sans forcer.
Céline Dufranc. Journaliste. Photo: © .shock – Fotolia.com
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J’ai perdu 12kg en améliorant la qualité de mon alimentation (volume normal mais de faible densité calorique, plus d’acide gras trans, d’additifs alimentaires,…) et en adoptant une activité physique raisonnable (1 heure par jour) pendant la chimiothérapie.
Les résultats tant sur le plan physique que sur le plan médical ont été très bons.
En matière de prévention de la récidive, je maintiendrai mon nouveau stlyle de vie.
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